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Solidarité avec les enseignants en grève Déclaration de solidarité avec les enseignants
La flambée de la contestation sociale a une fois de plus révélé l’échec du pouvoir dans sa stratégie d’étouffement des libertés et de généralisation de la peur. Même précarisée et soumise à un rythme de vie infernal d’insécurité politique, économique et sociale, la société administre quotidiennement, cette fois, par le biais des enseignants, des leçons de démocratie et de dignité et fait la démonstration qu’elle recèle une vitalité intarissable, capable de provoquer de sérieuses paniques dans le sérail.
La prise puis la mise à exécution des mesures coercitives et répressives contre les enseignants, décidées par le gouvernement du très réputé exécutant des sales besognes, le sieur Ahmed Ouyehia, procède de l’aberration monumental, et peut – être qualifiée d’un énième flagrant délit et d’une extermination à grande échelle des élites de demain.
Le recours permanent à la stratégie de la peur, de l’intimidation et de la menace par le pouvoir n’a pas atténué la détermination des algériens à mener le combat pacifique pour les libertés démocratiques. Le constat est sans appel, mis à part la classe prédatrice sous traitante de la dictature, les citoyens sont convaincus que le pouvoir est le seul générateur de l’impasse politique, économique et sociale dont se trouve notre pays. Aujourd’hui encore, le système scolaire qualifié de sinistré et d’obsolète est victime une nouvelle fois, à travers les mesures prises à l’encontre des enseignants et qui risquent d’hypothéquer la scolarité de milliers d’enfants sous le fallacieux prétexte de l’illégalité de la grève et de la non reconnaissance officielle des syndicats protestataires. C’est parce qu’ils se sentent mal représenté par un appareil fossilisée d’une organisation de masse que les enseignants ont décidé de se structurer dans des syndicats autonomes, légitimes par une représentativité authentique et des revendications socialement légitimes. De quel dialogue social se vante le pouvoir et de quelle représentativité peut se targuer alors la centrale syndicale qui se proclame représentante des travailleurs algériens qui reste muette et insensible aux revendications des travailleurs d’un secteur aussi vital qu’est l’éducation national. Un gouvernement qui tente de briser ce secteur est un gouvernement non éduqué. Ce slogan scandé par des milliers d’enseignants suffit pour résumer la nature et la politique du pouvoir.
Le Front des Forces Socialistes fidèle à ses engagements démocratiques, épris des valeurs de libertés citoyennes, condamne les mesures répressives prises à l’encontre des enseignants, prend à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux graves développements que prendra cette situation et met en garde contre les risques d’une déflagration sociale à grande échelle.
Le FFS considère ces mesures de radiation injustes et injustifiées et s’élève contre le procédé anti pédagogique qui consiste en le remplacement des enseignants titulaires par des vacataires non et mal préparés à assumer une mission pour laquelle ils n’ont sûrement aucun enthousiasme.
Le FFS parti démocratique ne dérogera jamais à ses principes fondateurs, soutien sans faille les enseignants dans leurs démarche pacifique et démocratique car leurs lutte est un élément d’un mouvement plus large qui émancipera à coup sûr le peuple algérien qui recouvrera irréversiblement son indépendance confisquée.
Le FFS lance un appel à toutes les forces sociales pour se solidariser avec les enseignants grévistes et exhorte les travailleurs à s’organiser dans des syndicats autonomes, leviers du combat pour la liberté et la démocratie.
Alger, le 22 octobre 2003
Le Secrétariat National Dans la même rubrique : Contribution politique du premier secrétaire national du FFS à la session ordinaire du conseil national, tenu à Alger les 25 & 26 Décembre 2008. « Le pays se trouve dans une situation dangereuse, face à ces crises sur lesquelles il n’a pas de prise et ne peut que subir. » " Pour tout Algérien ayant le sens de l’honneur et le sens de l’histoire, il est évident qu’il n’y a plus rien à attendre de ce régime ! Nous disons à ce régime NON à titre individuel Non à titre collectif. "
Contribution politique de Premier secrétaire du FFS à la Session ordinaire du CN des 9 & 10 octobre 2008. « Les algériens s’interrogent sur le pourquoi des augmentations de rémunération des députés de l’APN. D’aucuns pensent qu’il s’agit là d’une vraie opération de troc politique. D’autres estiment que l’intention de cette opération vise le discrédit du politique. »
Un responsable du ministère algérien des Affaires étrangères soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’Ali Mecili en avril 1987 en plein Paris, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire en France. Le Front des Forces Socialistes se réjouit de cette nouvelle et tient à saluer le courage et l’integrité morale du Juge. Mais dans cette affaire, les intrusions des pouvoirs, au nom de la raison d’Etat, ont systématiquement œuvré contre la manifestation de la vérité. C’est cette expérience du déni de justice qui fait craindre que des pressions puissent s’exercer en vue de retarder ou de bloquer la procédure entamée. Le FFS suivra avec attention les suites qui seront données à cette affaire et espére que la logique du droit l’emportera sur la raison d’Etat et la déraison des contrats qui, dans tous les cas, demeurent des arguments innacceptables. Alger, le 16 août 2008 Ahmed BETATACHE Premier secrétaire par intérim
Le Front des Forces Socialistes condamne énergiquement la répression qui s’est abattue aujourd’hui encore sur les manifestants venus en soutien au mouvement des professeurs vacataires. Comme de coutume, le bâton a pris le pas sur le dialogue et la concertation. Nul ne fut épargné, ni les syndicalistes ni les journalistes ni les membres d’organisations venus participer au sit in pacifique prévu devant la présidence. La brutalité de cette répression n’a d’égal que le mépris et l’injustice par lesquels les dirigeants de notre pays ont l’habitude de traiter les algériennes et les Algériens. Des dirigeants qui laissent mourir des citoyens tel le gréviste de la faim décédé à Skikda et qui devraient méditer cet adage qui dit que tout pouvoir excessif meurt par son excès même. Le FFS réitère son ferme soutien aux professeurs vacataires, à l’ensemble des mouvements sociaux en lutte et aux Algériennes et Algériens en butte à un pouvoir injuste, violent et illégitime.
Le FFS continuera a être auprès de ceux qui aspirent et luttent pour la liberté et la dignité, pour la justice sociale et la démocratie. Hakim ADDAD Secrétaire national chargé des mouvements sociaux
COMMUNIQUE URGENT Le FFS a appris par le biais de ses militants que M. MEHIEDINE BACHIR, directeur de la section algérienne d’Amnesty international a été arrêté ce matin à 9H00 dans la commune de BOUDOUAOU. Il serait actuellement en détention dans la brigade de gendarmerie de cette localité. Cette arrestation qui intervient quelques jours après la publication du dernier rapport annuel d’Amnesty international, illustre la nature brutale et violente du système politique Algérien. Il ne tolère aucune critique, n’accepte aucun regard et n’autorise aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles. Il se permet même de défier le droit de contrôle sur les atteintes graves sur les libertés individuelles et collectives. Cette arrestation est une défiance de plus à l’égard de la communauté internationale et à l’égard des normes universelles des droits de l’Homme. Le FFS dénonce cette arrestation, exige sa libération immédiate et inconditionnelle et appelle les militants des droits de l’homme à se mobiliser pour combattre ces méthodes violentes et irresponsables. Mobilisé aux cotés des militants et des organisations autonomes des droits de l’homme, le FFS se solidarise avec les animateurs d’Amnesty International et les assure de son total soutien. Le premier secrétaire KARIM TABBOU
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