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![]() Forte mobilisation citoyenne pour que justice soit rendue à Mohamed BABA NADJAR Condamné à mort en 2006 pour un crime qu’il nie de toutes ses forces Programmé pour le 3 janvier 2009, le procès de Mohamed Baba Nedjar, condamné à mort le 6 juin 2006, devait s’ouvrir pour la deuxième fois à Ghardaïa, après que la Cour suprême ait fait cassation du premier jugement, le 23 décembre 2007. Suite à l’appel de la fédération du FFS de Ghardaïa, une grève générale des commerçants a été observée à cette occasion et un rassemblement de citoyens s’est tenu au centre de la ville.
Programmé pour le 3 janvier 2009, le procès de Mohamed Baba Nedjar, condamné à mort le 6 juin 2006, devait s’ouvrir pour la deuxième fois à Ghardaïa, après que la Cour suprême ait fait cassation du premier jugement, le 23 décembre 2007. Suite à l’appel de la fédération du FFS de Ghardaïa, une grève générale des commerçants a été observée à cette occasion et un rassemblement de citoyens s’est tenu au centre de la ville. Une forte délégation du Front des Forces Socialistes, composée de secrétaires nationaux, d’élus et de militants, fut conduite par le premier secrétaire, Karim Tabbou .On a noté aussi, la présence massive des militants des Droits humains et syndicalistes autonomes, venus assister à ce procès. Lors de cette session, un collectif d’avocats dont le président de la LADDH, Me BOUCHACHI MOSTFA, fut constitué pour défendre BABA NEDJAR. Le parquet général de la cour suprême avait introduit le 31 décembre 2008 passé auprès de la chambre pénale de cette cour, une demande de transférer cette affaire dans une autre juridiction. Motif avancé, risque d’atteinte à l’ordre public, donc, impératif de transférer cette affaire vers une juridiction (neutre) ! A cet effet, le président de la cour de Ghardaïa a décidé de reporter ce procès à une date ultérieure. Par ailleurs, la demande de la défense relative à la libération provisoire du détenu, fut rejetée par la cour. Après l’annonce du report du procès, toute la foule s’est dirigée - dans le calme- vers la place du marché. Une fois arrivés, le responsable de la fédération du FFS à GHARDAIA, Dr FEKHAR KAMAL EDDINE, a pris le premier la parole pour remercier les camarades militants du FFS, venus de plusieurs wilayas en guise de solidarité. Il a ensuite encensé, le dévouement des commerçants de cette ville qui ont répondu massivement à l’appel de grève générale. Me BOUCHACHI, dans son intervention, a apporté des éclaircissements sur cette affaire qu’il a qualifié-en substance –d’injuste et d’atteinte aux droits humains .Il a réaffirmé par ailleurs, son indéfectible engagement en faveur de la victime et de sa famille. Le premier secrétaire national du FFS, KARIM TABBOU, dans une longue allocution, a réitéré la détermination du parti à lutter sans relâche, contre l’injustice et les atteintes aux droits humains. Il a félicité la population de GHARDAIA pour cette écrasante démonstration de force. Tout en signalant qu’une semaine avant, le chef de l’état, n’avait même pas eu le privilège de fouler le sol de ce marché. Il a eu seulement droit à un parcours d’une vingtaine de mètres en dépit de l’impressionnant dispositif policier et malgré les assurances des cercles d’allégeance dépourvus de tout prolongement ou de crédit dans les milieux populaires. « Si nous sommes venus si nombreux à GHARDAIA ,c’est pour nous solidariser avant toute autre considération, avec un citoyen Algérien lésé dans ses droits ,mais aussi pour adresser un message très claire à ceux qui ont fomenté cette parade juridique, pour accabler nos responsables politiques locaux. Nous faisons face à une énième machination du pouvoir en vue de terrasser le FFS de cette région qui échappe à leur contrôle ». Il continua en disant, « qu’aucune pression et qu’aucune manœuvre ne puissent nous faire renoncer à nos valeurs et à notre combat pour la démocratie et le respect des droits humains ». Il termina par réaffirmer que « le FFS n’abandonnera jamais sa quête pour l’élucidation de la vérité dans l’affaire de l’effondrement du barrage qui a provoqué la catastrophe du 1er octobre écoulé ». C’était au tour de Dr SALAH EDDINE SIDHOUM – militant des droits humains- d’intervenir. Il a exprimé toute sa satisfaction de voir autant de mobilisation en faveur d’une cause juste .Il a souhaité par ailleurs voir cet élan de courage, s’étendre et se généraliser afin de libérer le peuple Algérien de l’emprise mafieuse et bradeuse qui a sévi depuis l’indépendance. Après ce rassemblement, une autre rencontre a été organisée au niveau du siège fédéral du FFS à GHARDAIA. C’était une occasion de débattre entre responsables et militants du parti autours de plusieurs points relevant de l’actualité politique nationale et internationale, notamment, l’inqualifiable agression contre le peuple Palestinien.
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Droits des femmes, militante du FFS et représentante de notre parti à l’Internationale socialiste des Femmes, vie associative, immigration, lutte contre le racisme, droits humains…Si Hamida Ben Sadia aura été présente sur ces différents fronts, et souvent sur tous à la fois, ses combats, en Algérie comme en France, n’ont jamais été cloisonnés. Ils ont au contraire tous un fil conducteur, un dénominateur commun : « le droit, que le droit, rien que le droit », comme elle l’écrit dans son livre Itinéraire d’une femme française, Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine, paru en 2008. « La lutte continue dans chacun des actes de ma vie. Je ne suis pas infaillible et je ne crois pas à la chance. Je suis seulement lucide, je sais d’où je viens », écrit-encore cette représentante atypique et rare d’une génération de femmes issues de l’immigration. Atypique car insoumise viscérale. Rare car elle a mené ses combats personnels, politiques ou associatifs avec intégrité, loyauté, volonté d’avancer et de transformer le malheur et le moteur pour l’action. Une action radicale et pacifique. « Je repense souvent aux années passées à Alger, aux humiliations quotidiennes que j’y ai vécu comme tant d’autres.J’aurais pu, par désespoir, rejoindre les rangs du FIS pour y dénoncer l’arbitraire et me venger ainsi des vexations. Je n’ai pas choisi la violence. J’ai préféré le dialogue, la paix, la concertation et le débat (…) Le savoir et la conscience m’ont aidée à transformer la violence en moi en action pacifique et résolue contre la dictature des militaires et des nantis », écrit-elle encore. Ta lucidité, ta maturité, tes coups de gueule, ton radicalisme, ton humanité, ton rire et ton incroyable énergie nous manquent déjà atrocement Hamida. Cette énergie, cette capacité de révolte permanente et cette incapacité totale à haïr, cette détermination à ne jamais baisser les bras, personne ne les aura explicité aussi bien que toi. « Si mon obstination à vivre fait peur, c’est que résolument j’ai choisi d’être une combattante, pas une victime ».
Hamida nous a quitté le 29 octobre 2009. Voici le texte de la contribution qu’elle à fait parvenir au dernier Congrès du parti.
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