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RESOLUTION DU CONSEIL NATIONAL - 28 JUILLET 2007 Le pays traverse une situation particulièrement dangereuse. Les indices d’une explosion politique et sociale à grande échelle sont visibles. Les Algériens ne trouvent de possibilités d’écoute et d’expression de leurs ras le bol et leur désarroi que dans la défiance électorale et la révolte. Au lieu d’une écoute responsable de tant de révoltes et d’alertes populaires, le pouvoir continue de pratiquer la politique de la peur et de l’insécurité, du chantage et de la corruption. Alger, Le 27 juillet 2007 Le conseil national du Front des Forces Socialistes, réuni en session ordinaire les jeudi 26 et vendredi 27 juillet 2007 et après un large débat, a adopté la résolution politique suivante :
Le pays est dans l’impasse. Le régime n’a ni la volonté et ni la compétence pour impulser une démarche d’ouverture sur la population. Bien au contraire, depuis la débâcle politique et électorale du 17 mai 2007, les tenants du système accentuent les pressions sociales sur la population. Malgré une aisance financière sans précédent, les Algériens continuent de subir les politiques anti-sociales qui les enfonce de jour en jour dans la misère, la précarité, le chômage et le désespoir. Mis à part les décideurs et leurs relais maffieux qui se partagent les richesses nationales, le pays continue à perdre ces cadres qui préfèrent l’exil à l’indignité tandis qu’une partie de sa jeunesse reste tentée par des aventures suicidaires de toute sorte. Ce constat est le vécu quotidien de la majorité des citoyens. Au sein même des tenants de ce « système » on fait aujourd’hui le constat de son inefficacité et de son fonctionnement à vide, de sa régression vers des archaïsmes qui minent la société et d’un « Etat » de plus en plus réduit à celui des appareils sécuritaires. Le conseil national du FFS constate : Sur le plan politique : Le pays traverse une situation particulièrement dangereuse. Les indices d’une explosion politique et sociale à grande échelle sont visibles. Les Algériens ne trouvent de possibilités d’écoute et d’expression de leurs ras le bol et leur désarroi que dans la défiance électorale et la révolte. Au lieu d’une écoute responsable de tant de révoltes et d’alertes populaires, le pouvoir continu de pratiquer la politique de la peur et de l’insécurité, du chantage et de la corruption. Sur le plan sécuritaire : La recrudescence de la violence ces derniers mois prouve l’échec des politiques sécuritaires menées depuis le coup d’Etat militaire de 1991. La politique de gestion et de régulation de la violence, doublée d’une terreur aux relents sectaires et racistes expose le pays aux dérives et aux aventures. La stratégie de la terre brûlée faite d’incendies volontaires, de volontaires, de bombardements à proximité des habitations, de multiplication de vrais-faux et de faux vrais barrages dans la région de Kabylie, soulèvent des inquiétudes et des interrogations. Sur le plan économique : L’absence d’une stratégie de développement national cède la place à l’improvisation économique. Le pays est méthodiquement dépossédé de ses richesses et de son patrimoine national. Les promesses de mise à niveau des entreprises publiques, de création d’emploi et de construction de logement se sont avérées fausses et irréalisables. L’illégitimité des institutions, la corruption qui se généralise, le sectarisme et le régionalisme qui dominent les relations « institutionnelles » risque d’hypothéquer définitivement l’avenir de la population. En dehors de la direction de l’UGTA devenu un cercle de la rapine, l’alliance présidentielle qui sert de façade institutionnelle, des « partis politiques » ayant acceptés de siéger dans les institutions sans aucun mandat populaire en contre partie d’une incorporation dans les affaires et la corruption, la majorité du peuple algérien vit une situation économique et sociale insoutenable. Sur le plan social : De larges couches de la société sont réduites au statut d’indigènes et de misérables. Les augmentations décidées sur les prix des produits de première nécessité à la veille de la rentrée scolaire, du mois sacré de Ramadhan et de la fête de l’Aid sont vécu par les algériens comme un chantage alimentaire voire une répression sociale. La population est livrée à elle-même. Les fléaux sociaux, les crimes, les suicides, la prostitution, la drogue prolifèrent à une allure inquiétante et contaminent tout le pays. Sur le plan des droits de l’homme : La situation des droits de l’homme est catastrophique. Le droit à la vie, premier des droits n’est pas garanti. Des dizaines de victimes civiles et militaires tombent chaque semaine. Les libertés individuelles et collectives sont inexistantes et le pays vit toujours sous le régime de l’état d’urgence. La capitale du pays est interdite à toute manifestation politique de l’opposition et des organisations autonomes. Alors que la situation se dégrade dangereusement dans tous les domaines, les différents cercles du pouvoir, s’affairent à partager la rente et à négocier les successions et les alternances internes au sérail. Le constat ayant été fait que ce régime n’a ni la volonté, ni la compétence pour impulser des réformes qui modernisent le pays et le restitue à ses habitants. Convaincu que seule une mobilisation de toutes les forces démocratiques et autonomes autour d’un contrat pour alternative démocratique et sociale, est capable de rendre espoir à la population. Le Front des Forces Socialiste considère qu’il est du devoir de toutes les forces éprises de paix et de démocratie d’agir pour que l’impasse du régime ne soit plus une impasse pour le pays. Le FFS appelle l’ensemble des citoyens, les acteurs sociaux autonomes, les personnalités politiques crédibles, les universitaires et les associations indépendantes, les femmes et les jeunes à faire de la rentrée sociale prochaine un moment d’action en faveur de la démocratie. Le FFS appelle l’opinion internationale à agir pour garantir le respect des droits de l’homme, les principes de la bonne gouvernance et à soutenir les forces démocratiques du pays. Le Conseil National Dans la même rubrique : Le conseil national du Front des Forces Socialistes, inscrit ses espérances, ses ambitions et son action dans une perspective de changement radical et pacifique. Le FFS réaffirme sa solidarité avec les forces sociales et les personnalités politiques autonomes qui partagent cette vision et les assure de sa disponibilité pour réfléchir et agir ensemble pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique. Le FFS donne à son combat pour les droits et les libertés une dimension et une portée nationale mais aussi maghrébine. L’esprit de la déclaration de Tanger du 27 avril 1958 est d’actualité. Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément, la réduction des tensions est un impératif pour l’avenir de nos enfants. L’urgence et la priorité sont l’ouverture des frontières. L’ambition et l’objectif sont la construction démocratique d’un ensemble maghrébin ; espace indispensable à la stabilité de la méditerranée.
A l’épreuve des faits, au regard du bilan, il faut pour le moins, faire preuve d’une profonde naïveté politique pour croire à l’existence d’un parlement algérien ; pour croire à la capacité d’intervention de l’APN dans la vie nationale ; pour parler d’élections crédibles. La vérité est ailleurs, le changement est possible. Tout est figé en haut mais tout bouge en bas. Nous ferons le chemin avec ceux d’en bas pour construire un projet politique démocratique pour imposer une alternative démocratique et sociale.
« Seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. » « Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes. »
...Les termes de la charte - ordonnance des cercles de décision, de l’aveu de Bouteflika lui même reflètent la prééminence des équilibres au sein du sérail et le poids spécifique d’un président prétendument élu à une majorité écrasante... .... Le Front des Forces Socialistes considère que le projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale dicté unilatéralement par le cercle des décideurs est un acte de guerre contre la société qui va aggraver les haines et les ressentiments. Il ne peut cautionner un texte qui glorifie la force et déclasse la médiation politique, consacre l’impunité et l’amnésie, et enfin qui négocie la douleur et la souffrance. .....
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