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![]() Qui veut couvrir les vrais commanditaires du Tsunami de Ghardaïa ? Reportage du Front des Forces Socialistes
Le mercredi 01 Octobre 2008, quelques villes de la wilaya de Ghardaïa et particulièrement le chef lieu de la wilaya, étaient le théâtre d’impressionnantes inondations, jamais enregistrées dans les anales de la région ; une marée qui dépassait la hauteur de 7 mètres dans certaines zones, cette catastrophe a été assimilée aux terribles vagues du Tsunami. Des dégâts importants ont été enregistrés : des dizaines de morts et un nombre, jusqu’à là, jamais élucidé de disparus. Plusieurs habitations et magasins furent inondés par les eaux et la boue, causant ainsi leur détérioration et souvent leur destruction. Plus de 80% de la totalité des habitations de l’Oasis de Ghardaïa furent touchées, ajoutant à cela, un nombre hallucinant de voitures et de camions emportés par cette déferlante. Ce cataclysme a provoqué un choc terrible sur des citoyens, terrorisés et abattus par l’ampleur de la catastrophe. Les habitants de Ghardaïa n’ont pas eu le temps de se remettre de l’impact du premier choc, qu’ils en ont subi un autre. Ils se sont rendus compte que la cause du drame qu’ils ont vécu est due à une erreur humaine, pis encore, ils soupçonnent une négligence et une insouciance inqualifiables causant l’effondrement du barrage d’EL DJAREF, situé à 20KM de Ghardaïa !! Ce qui a accentué notre stupeur et désarrois, c’est quant nous nous sommes rendus sur les lieux avec une équipe d’experts le 08 Octobre 2008, que nous avons constaté que ce barrage qui est long de 800 mètres et haut de 7 mètres avec une capacité de retenue de plusieurs millions de mètres cubes, n’a pas été seulement érigé en non-conformité avec les normes techniques, mais l’étonnant, comme l’illustre parfaitement les photos annexées à ce document, qu’il a été bâti de pierres et de tresse de fil de fer couvert par une couche très fine de ciment !! Et sans fondations !! Les pluies diluviennes ont provoqué une réserve d’eau considérable derrière la paroi du barrage sur une surface de 2 KM 2 (deux kilomètres carré). Le barrage apparemment très fébrile a cédé facilement sous la pression des eaux qui ont creusé une fonte large de 70 mètres. La retenue du barrage s’est précipitée entièrement sur Ghardaïa avec une vitesse vertigineuse, un débit de 900 mètres cube par seconde, induisant la catastrophe avec tout ce qu’elle a engendré comme dégâts et destructions. Nous apportons la précision que ce barrage est l’œuvre d’une entreprise nationale comme l’indique le panneau dressé près du barrage ! - Ou est le contrôle de l’état et ses services techniques dans la réalisation de pareilles œuvres ? - Ceux qui ont décidé de réaliser ce barrage et ceux qui ont exécuté avec tant de nonchalance, ont-ils mesuré les conséquences et les retombées ? - Pourquoi veut-on cacher et travestir la vérité aux citoyens et aux médias ? - Est-ce que l’inconscience et l’inadvertance ont rendu ainsi éphémères les vies humaines et leurs biens ? - On se demande si c’est l’unique ouvrage qui a été ainsi bâclé, ou il y a d’autres bombes à retardement occultées jusqu’au jour de leurs éclatements ? Les citoyens de Ghardaïa, sérieusement atteints n’auront la conscience tranquille seulement quand ils s’assureront qu’une enquête sérieuse et rapide est entreprise et que les commanditaires - criminels, connus par la tutelle soient traduits en justice. Ils doivent être punis sévèrement, quelque soit leurs postes, pour servir de leçons à tous ceux qui attenteraient aux vies humaines avec autant de légèreté. Ce crime est ignoble et le nombre de victimes est important et candidat au pire. Quant à la crédibilité de l’Etat et de ses institutions est désormais soufflée à tous vents. P/LA FEDERATION DE GHARDAIA
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Droits des femmes, militante du FFS et représentante de notre parti à l’Internationale socialiste des Femmes, vie associative, immigration, lutte contre le racisme, droits humains…Si Hamida Ben Sadia aura été présente sur ces différents fronts, et souvent sur tous à la fois, ses combats, en Algérie comme en France, n’ont jamais été cloisonnés. Ils ont au contraire tous un fil conducteur, un dénominateur commun : « le droit, que le droit, rien que le droit », comme elle l’écrit dans son livre Itinéraire d’une femme française, Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine, paru en 2008. « La lutte continue dans chacun des actes de ma vie. Je ne suis pas infaillible et je ne crois pas à la chance. Je suis seulement lucide, je sais d’où je viens », écrit-encore cette représentante atypique et rare d’une génération de femmes issues de l’immigration. Atypique car insoumise viscérale. Rare car elle a mené ses combats personnels, politiques ou associatifs avec intégrité, loyauté, volonté d’avancer et de transformer le malheur et le moteur pour l’action. Une action radicale et pacifique. « Je repense souvent aux années passées à Alger, aux humiliations quotidiennes que j’y ai vécu comme tant d’autres.J’aurais pu, par désespoir, rejoindre les rangs du FIS pour y dénoncer l’arbitraire et me venger ainsi des vexations. Je n’ai pas choisi la violence. J’ai préféré le dialogue, la paix, la concertation et le débat (…) Le savoir et la conscience m’ont aidée à transformer la violence en moi en action pacifique et résolue contre la dictature des militaires et des nantis », écrit-elle encore. Ta lucidité, ta maturité, tes coups de gueule, ton radicalisme, ton humanité, ton rire et ton incroyable énergie nous manquent déjà atrocement Hamida. Cette énergie, cette capacité de révolte permanente et cette incapacité totale à haïr, cette détermination à ne jamais baisser les bras, personne ne les aura explicité aussi bien que toi. « Si mon obstination à vivre fait peur, c’est que résolument j’ai choisi d’être une combattante, pas une victime ».
Hamida nous a quitté le 29 octobre 2009. Voici le texte de la contribution qu’elle à fait parvenir au dernier Congrès du parti.
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