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20/01/2007
Les résolutions du Conseil national du FFS réuni les 18 et 19 Janvier 2007 à Zéralda

« Seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. »

« Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes. »



Le conseil national du Front des Forces Socialistes, réuni en session ordinaire les jeudi 18 et vendredi 19 janvier 2007 a débattu de la situation politique, économique et sociale du pays ainsi que des perspectives du parti sur les plans de son action et de son organisation, il a adopté les résolutions suivantes :
 
Résolution politique
Sur le plan politique et des libertés
L’analyse approfondie de la situation du pays, fait clairement ressortir le décalage criard qui sépare le discours officiel affirmant la réussite du « redressement du pays » et la réalité quotidienne qui se caractérise par la poursuite de la politique de fuite en avant, du mensonge et du mépris envers le citoyen.
Le pays est toujours sous état d’urgence avec ses corollaires de lois et de dispositifs d’exception bridant ainsi toute vie politique, associative et syndicale. Ce dispositif continue à servir d’instrument pour continuer de bafouer les droits politiques, économiques et sociaux du citoyen et à rendre illégale toute action de protestation, de dénonciation ou d’auto-organisation de la population.
Sous couvert de « redressement » du pays, les autorités du pays fomentent et organisent à ciel ouvert, des coups d’Etat scientifiques dans toutes les organisations et partis politiques pour les obliger à se repentir et à se soumettre à la loi du silence, de la force et des putschs. L’objectif du pouvoir est de réduire les espaces publics et d’expression à l’immobilisme et à l’inaction individuelle et collective, pour rendre inefficiente toute action ou réaction de dénonciation des multiples atteintes aux droits des citoyens.
Les syndicats autonomes, la presse privée, les militants des droits de l’homme et les animateurs politiques et sociaux autonomes, subissent toutes sortes de restrictions, de violences et de privation.
 
Sur le plan syndical et des libertés
L’abolition des libertés d’expression, d’organisation et d’association par la force et la brutalité, constitue la plus grande défiance à l’égard du développement. Les syndicats autonomes, leviers de la démocratie politique et sociale sont réprimés et non reconnus malgré leur légitimité acquise sur le terrain des luttes et de la mobilisation.
Le pouvoir s’entête à vouloir imposer un syndicat unique, devenu l’appendice bureaucratique d’un régime anti populaire. L’UGTA, sensée pérenniser le combat pour la conquête des libertés, se voit aujourd’hui transformée, par le biais d’un club de rentiers, en instrument de la domination sociale. 
 
Sur le plan économique et social
Les algériens vivent dans des conditions sociales intenables. La hausse historique des revenus du pétrole n’a eu aucun impact positif sur les conditions de vie des citoyens. Bien au contraire, la pauvreté a atteint des seuils intolérables, la désintégration sociale a conduit à l’apparition et à l’accentuation de fléaux (suicides, prostitution, toxicomanie…) jusque là marginaux.
Aujourd’hui, la réalité du pays montre qu’une minorité (10% environs) représentant la classe officielle, détient plus de 70% de richesses, alors que sept millions d’algériens vivent au dessous du seuil de pauvreté et près de 14 millions de personnes sont plongés dans la précarité, victimes de violations flagrantes de leurs droits fondamentaux.
Le pays est rongé par une corruption sauvage et sans limite. Le patrimoine national et les ressources du pays sont devenus une propriété privée de la caste dirigeante. La justice sensée contrôler la légalité et la légitimité de la propriété est devenue l’instrument par lequel s’organise le transfert de la propriété publique vers les cercles maffieux et se légalise la corruption, et la falsification économique et financière.
La grande supercherie « KHALIFA » qui se déroule actuellement au tribunal de BLIDA en est le meilleur exemple. Un empire financier ayant causé des préjudices incalculables sur l’économie nationale, bénéficiant de la complicité des plus hautes autorités du pays, constitué par les affairistes du système, présenté à l’étranger comme garantie et modèle d’investissement par les cercles propagandistes de la police politique, mis en place à l’ombre da la salle guerre, ordonnée, menée et gérée par le cabinet des décideurs, se voit aujourd’hui réduit à un feuilleton théâtrale digne de républiques bananières.
La transformation de l’affaire « KHALIFA », une affaire éminemment politique, en une supercherie judicaire, est la preuve flagrante de la complicité, de la responsabilité et de la persistance de la politique maffieuse des décideurs.
Les bénéficiaires de cette expédition judicaire, ceux qui tirent encore les ficelles de la justice et de toutes les institutions du pays et qui se trouvent aux plus hautes altitudes du système sont les seuls, les vrais concepteurs de la sale guerre. Ils se sont rendus responsables de crimes politiques, de crimes contre l’humanité et de crimes politiques contre le pays. L’affaire dite « KHALIFA » relève aujourd’hui de la haute trahison.
Convaincu que seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. 
 
Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes ;
Le FFS considère que les libertés syndicales sont un des éléments moteurs de la transformation politique et sociale du pays et constituent un des piliers de la construction démocratique de l’Etat et de la société. Le FFS est convaincu que les libertés syndicales sont au carrefour de toutes les libertés démocratiques et qu’elles sont l’intersection de l’ensemble des pactes internationaux qui portent sur la sauvegarde et la promotion de la personne humaine ;
Le FFS appelle les algériennes et les algériens à refuser le dictat imposé par les autorités dans le silence complice d’une communauté internationale liée par un véritable « pacte de lâcheté » à l’égard de notre pays.
Le FFS appelle les algériennes et les algériens à se mobiliser pour rendre possible et irréversible la construction démocratique du pays et de la société.
 
 
Résolution additive
Le conseil national dénonce unanimement et sans ambiguïté les agissements et les actes de violence commis par des prétendus militants-contestataires contre les instances et le siège national du parti. Les membres du conseil national dénoncent également les tentatives de déstabilisation du parti et appelle les militants à rester vigilants pour déjouer les complots et les tentatives de renversement de la ligne politique et des instances du parti.
 
Le conseil national du Front des Forces Socialistes
 


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Le FFS réaffirme sa solidarité avec les forces sociales et les personnalités politiques autonomes qui partagent cette vision et les assure de sa disponibilité pour réfléchir et agir ensemble pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique.

Le FFS donne à son combat pour les droits et les libertés une dimension et une portée nationale mais aussi maghrébine. L’esprit de la déclaration de Tanger du 27 avril 1958 est d’actualité. Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément, la réduction des tensions est un impératif pour l’avenir de nos enfants. L’urgence et la priorité sont l’ouverture des frontières. L’ambition et l’objectif sont la construction démocratique d’un ensemble maghrébin ; espace indispensable à la stabilité de la méditerranée.

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.... Le Front des Forces Socialistes considère que le projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale dicté unilatéralement par le cercle des décideurs est un acte de guerre contre la société qui va aggraver les haines et les ressentiments.

Il ne peut cautionner un texte qui glorifie la force et déclasse la médiation politique, consacre l’impunité et l’amnésie, et enfin qui négocie la douleur et la souffrance. .....

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