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Le FFS détient des preuves irréfutables sur les dépassements graves de l’administration envers les listes FFS Conférence de presse du premier secrétaire Karim TABBOU à la suite des allégations érronnées du ministre de l’intérieur relatives au rejet des listes du FFS. " Le chemin est encore long pour atteindre un fonctionnement normal des institutions. Un fonctionnement qui soit régi par des règles et des lois applicables, imposables et opposables à tous. Sous prétexte d’assurer la justice et de défendre les lois, on s’attaque encore aux libertés. L’appareil d’Etat algérien reste dangereusement verrouillé et cadenassé. " "Plus que jamais, le contrôle populaire s’avère être une nécessité et le moyen incontournable pour consolider la liberté et pour organiser la responsabilité dans les institutions de l’Etat. " " Nous invitons le ministre de l’intérieur à un débat public et télévisé sur la question et à accepter un arbitrage par une instance indépendante et non gouvernementale. "
Le Secrétariat national Le mercredi 24 octobre 07 DECLARATION Alger le mardi 23 octobre 2007 A la date du 22 octobre 2007, l’administration a refusé arbitrairement d’enregistrer huit (08) listes APW, sept (07) listes APC et 767 dossiers de candidatures du Front des Forces Socialistes, répartis sur 28 wilayas. Les motifs de rejet vont des troubles à l’ordre public jusqu’aux problèmes d’antécédents judicaires. Ces candidats ont pourtant fourni des extraits de casiers judicaires ne portant aucune mention. S’agissant du motif d’atteinte à l’ordre public, il concerne des candidats ayant eu des activités associatives, de défense des droits de l’homme et de manifestations politiques. On se croirait revenu au temps des juridictions d’exception et aux cours de sûreté de l’Etat. Pour une contravention routière quelconque, un candidat à l’élection se trouve empêché de concourir. Contrairement aux affirmations officielles qui proclament que les dossiers sont étudiés par les instances habilitées, telles que la justice et l’administration, les listes de candidatures se voient passer par le filtre des services de police. Manifestement, nous ne sommes pas sortis de décennies d’autoritarisme et de contrôle policier en ces quelques semaines électorales. Le chemin est encore long pour atteindre un fonctionnement normal des institutions. Un fonctionnement qui soit régi par des règles et des lois applicables, imposables et opposables à tous. Sous prétexte d’assurer la justice et de défendre les lois, on s’attaque encore aux libertés. L’appareil d’Etat algérien reste dangereusement verrouillé et cadenassé. Dans les faits, la haute administration a les mains libres. Dans les faits, le contrôle administratif et le contrôle judicaire s’avèrent insuffisants. Plus que jamais, le contrôle populaire s’avère être une nécessité et le moyen incontournable pour consolider la liberté et pour organiser la responsabilité dans les institutions de l’Etat. Pour le FFS, les élections locales constituent une étape politique importante : Pour le FFS, la politique commence dans les municipalités. Pour le FFS, les affaires publiques se traitent devant tous. Il refuse tout secret pour ce qui a par nature un caractère public, il se réserve le droit d’intervenir avant, pendant et après le scrutin. Le FFS maintient qu’une géopolitique électorale est entrain de se mettre en place. Ce qui explique d’ailleurs le rejet des listes APC et surtout APW dans des wilayas stratégiques dans la perspective d’une guerre de succession. Les dépassements sont trop visibles et trop nombreux pour accréditer les thèses officielles. Le but du FFS n’est pas de réfuter point par point, ni de prendre le contre pied des thèses officielles. Son devoir et son objectif sont de mobiliser et d’impliquer l’opinion dans un rendez-vous politique. L’objectif et le devoir du FFS, c’est de redonner la dignité, conforter le courage, maintenir la ferveur et témoigner sa solidarité agissante aux femmes et aux hommes en qui il a placé sa confiance. Le FFS assume les témoignages et les présomptions qui ont été présentés devant le chef du gouvernement en sa qualité de premier responsable de l’administration. Le FFS détient des preuves irréfutables sur les dépassements graves de l’administration envers les listes du FFS. Ces dépassements ont été exposés lors de l’entrevue avec le chef du gouvernement. Le FFS est disposé à comparer à recouper et éventuellement à opposer ces témoignages, ces présomptions, ces preuves aux allégations inqualifiables du ministère de l’intérieur. Nous invitons le ministre de l’intérieur à un débat public et télévisé sur la question et à accepter un arbitrage par une instance indépendante et non gouvernementale. Nous invitons la presse nationale à faire un vrai travail d’investigations. Contrairement aux habitudes du ministre de l’intérieur, le FFS s’astreint à un devoir de vérité. Son passé l’a amplement démontré, l’avenir le dira et le redira. Maintenant que toutes les institutions et l’opinion publique sont prises à témoins : Témoignez, témoignez, témoignez. Le FFS s’interdit et interdit à l’ensemble de ses militants de monter sur les rings des insultes et des coups bas. Il s’oblige et adjure ses militants de rester dans l’espace éthique et politique avec de la tenue, de la retenue et de l’élégance. Le Premier Secrétaire Karim TABBOU Dans la même rubrique : Allocution de bienvenue du Premier secrétaire aux syndicats autonomes Intervention à l’ouverture du Meeting du 1er mai organisé par les syndicats au Siège national du FFS
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