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Le FFS commémore le Congrès de la Soummam Intervention d’Ali LASKRI lors de la Commémoration du 49é anniversaire du Congrès de la Soummam à Ifri Ouzellagen : « La seule alternative c’est le changement de régime » Chers frères, chères sœurs Au nom du Président Hocine AÏT-AHMED, au nom des militantes et des militants du FFS, je vous salue tous et toutes, je vous remercie de tout cœur d’être au rendez-vous, ici à IFRI-OUZELLAGEN, d’être fidèles et dignes du combat des idéaux proclamés le 20 Août 1956. Nous remercions aussi toutes les personnalités politiques et les acteurs sociaux autonomes qui ont répondu à notre invitation. En apportant leurs pertinentes contributions ils rendent plus explicites les enjeux d’une crise nationale qui s’approfondit chaque jour. Nous les remercions également d’affirmer leurs témoignages, leurs positions en faveur de la construction pacifique et démocratique des institutions et de la société. Nous avons choisi cette année d’inscrire la commémoration du 20 Août et du congrès de la SOUMMAM dans son cadre le plus fidèle ; - L’esprit de Novembre 1954. - Les idéaux et résolutions proclamés le 20 Août 1956. - La problématique de la représentation politique et sociale. Chers frères, chères sœurs Il ne nous échappe pas que les origines de la crise actuelle apparaissent dans l’accumulation -volontaire ou pas, consciente ou non- de multiples détournements de sens relatifs à notre histoire - d’appauvrissements successifs, de mensonges, et de récupération grotesques, un véritable travail de sape entreprit en direction de l’histoire de la lutte de libération. L’Algérie, meurtrie doit faire face aux appétits insatiables de ceux qui, après avoir marginalisé le capital humain et les ressources économiques, s’attèlent méthodiquement à détruire l’héritage culturel et politique d’une génération de militants qui ont donné à l’Algérie une place honorable parmi les nations et les peuples en lutte pour la liberté et la dignité. C’est pourquoi, nous inscrivons cette commémoration sous le double signe de la rupture et de la continuité. - Rupture avec le morcellement des consciences qui souvent précéde de peu l’éclatement des Nations- - Continuité dans notre démarche politique tracée par les véritables fondateurs de l’Etat Algérien moderne, des hommes à l’image d’ABANE Ramdane ou de Larbi BEN M’HIDI. Ils sont heureusement nombreux ces hommes, qui même dans ce contexte terrible de régression et de destruction multiformes nous donnent le courage, la détermination et la force de lutter, encore et toujours pour la concrétisation des idéaux de Novembre en nous ressourçant à chaque fois des résolutions du congrès de la SOUMMAM. Chers frères, chères sœurs Cette célébration ici même où s’est tenu le congrès de la SOUMMAM en 1956, est également un hommage aux congressistes représentants de plusieurs régions du pays. Une façon de leur que nous sommes toujours fidèles à leur combat, que nous resterons leurs dignes héritiers porteurs de ce patrimoine Historique fait de dignité humaine, d’intégrité personnelle et d’amour de l’Algérie. Nous sommes ici, pour leur dire que votre combat est toujours présent, vos luttes continuent à nous inspirer dans notre volonté inébranlable de nous battre pacifiquement au service de notre peuple marginalisé, dépossédé et soumis aux pires humiliations. Cette occasion de nous ressourcer ici même sur le lieu où s’est tenu le congrès, nous permet aussi d’affirmer notre engagement à respecter et à mettre en pratique, avec nos partenaires politiques et sociaux autonomes, les idéaux proclamés le 20 Août 1956 ceux là même pour lesquels des centaines de milliers de compatriotes sont tombés. Chers frères, chères sœurs Quel regard porteraient les acteurs du congrès de la SOUMMAM sur l’Algérie post-indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui, bâtie aux forceps des coups d’Etat et des coups de forces, de l’assassinat des politiques à l’assassinat du politique, de l’installation systématique de l’insécurité dans tous les domaines, de l’immobilisme politique, l’improvisation économique et la liquidation sociale, l’appauvrissement de la majorité du peuple Algérien, par le bradage des réserves naturelles, notamment les hydrocarbures. Chers frères, chères sœurs L’hostilité et les coups de forces contre le FFS s’inscrivent dans l’inversion et la perversion du principe fondamental qui a dominé les orientations générales du congrès de la SOUMMAM, à savoir le principe de la primauté du politique sur le militaire. Cette attitude vis-à-vis du FFS est un bégaiement de l’histoire. Comme le disait notre président Hocine Ait Ahmed qui dans son précédant message, rappelait ce conflit tragique qui avait opposé les frères Larbi Ben M’hidi et Abane Ramdane aux clans d’Oujda et de Ghardimaou, les derniers s’étant autoproclamés uniques sauveurs de l’Algérie au nom d’une légitimité révolutionnaire. Grâce à ses militants et militantes, à la solidarité de sa base et à son crédit auprès de la population, le FFS a su préserver son autonomie, sa vision et ses principes. Il demeure l’espoir des laissés pour compte aussi longtemps qu’il obéira aux devoirs de vérité et de justice, de lucidité et de pédagogie. Aussi longtemps qu’il croira que le courage de l’espérance est plus fort que le désespoir. Parti représentatif de l’opposition démocratique, il est de notre devoir d’amorcer l’alternative démocratique afin de stopper la machine destructrice du régime ; et cela nous interpelle, partis, personnalités politiques, acteurs sociaux et société civile autonomes et nous pousse à construire ensemble cette alternative. Soyons à la hauteur des espérances des algériens, rendons leur l’espoir.
Chers frères, chères sœurs Le régime a mis les algériens dans l’impasse, par l’absence de culture de l’Etat, la non gouvernance. Il a reproduit les mêmes méthodes que l’ordre colonial : l’allégeance, les collèges, le régionalisme, le tribalisme, les archaïsmes en lieu et place d’une véritable représentation politique et sociale. Il se base plus que jamais sur le système de cooptation auprès des élites opportunistes, dévalorisant le politique faisant reculer toutes les questions démocratiques. Aujourd’hui, nous devons dire aux algériennes et aux algériens, que chacun doit assumer ses responsabilités pour sortir l’Algérie de l’impasse dans un programme qui échappe à l’ordre établi du pouvoir. La seule alternative c’est le changement de régime. C’est déprivatiser l’Etat en donnant aux algériennes et aux algériens le droit de préparer toutes les conditions qui permettrons l’avènement de la 2e République. La République de la véritable représentation politique et sociale, la République de la paix, de la justice sociale et de la démocratie. Gloire à nos martyrs Vive l’Algérie Dans la même rubrique : Contribution politique de Premier secrétaire du FFS à la Session ordinaire du CN des 9 & 10 octobre 2008. " Les algériens s’interrogent sur le pourquoi des augmentations de rémunération des députés de l’APN. D’aucuns pensent qu’il s’agit là d’une vraie opération de troc politique. D’autres estiment que l’intention de cette opération vise le discrédit du politique."
Un responsable du ministère algérien des Affaires étrangères soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’Ali Mecili en avril 1987 en plein Paris, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire en France. Le Front des Forces Socialistes se réjouit de cette nouvelle et tient à saluer le courage et l’integrité morale du Juge. Mais dans cette affaire, les intrusions des pouvoirs, au nom de la raison d’Etat, ont systématiquement œuvré contre la manifestation de la vérité. C’est cette expérience du déni de justice qui fait craindre que des pressions puissent s’exercer en vue de retarder ou de bloquer la procédure entamée. Le FFS suivra avec attention les suites qui seront données à cette affaire et espére que la logique du droit l’emportera sur la raison d’Etat et la déraison des contrats qui, dans tous les cas, demeurent des arguments innacceptables. Alger, le 16 août 2008 Ahmed BETATACHE Premier secrétaire par intérim
Le Front des Forces Socialistes condamne énergiquement la répression qui s’est abattue aujourd’hui encore sur les manifestants venus en soutien au mouvement des professeurs vacataires. Comme de coutume, le bâton a pris le pas sur le dialogue et la concertation. Nul ne fut épargné, ni les syndicalistes ni les journalistes ni les membres d’organisations venus participer au sit in pacifique prévu devant la présidence. La brutalité de cette répression n’a d’égal que le mépris et l’injustice par lesquels les dirigeants de notre pays ont l’habitude de traiter les algériennes et les Algériens. Des dirigeants qui laissent mourir des citoyens tel le gréviste de la faim décédé à Skikda et qui devraient méditer cet adage qui dit que tout pouvoir excessif meurt par son excès même. Le FFS réitère son ferme soutien aux professeurs vacataires, à l’ensemble des mouvements sociaux en lutte et aux Algériennes et Algériens en butte à un pouvoir injuste, violent et illégitime.
Le FFS continuera a être auprès de ceux qui aspirent et luttent pour la liberté et la dignité, pour la justice sociale et la démocratie. Hakim ADDAD Secrétaire national chargé des mouvements sociaux
COMMUNIQUE URGENT Le FFS a appris par le biais de ses militants que M. MEHIEDINE BACHIR, directeur de la section algérienne d’Amnesty international a été arrêté ce matin à 9H00 dans la commune de BOUDOUAOU. Il serait actuellement en détention dans la brigade de gendarmerie de cette localité. Cette arrestation qui intervient quelques jours après la publication du dernier rapport annuel d’Amnesty international, illustre la nature brutale et violente du système politique Algérien. Il ne tolère aucune critique, n’accepte aucun regard et n’autorise aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles. Il se permet même de défier le droit de contrôle sur les atteintes graves sur les libertés individuelles et collectives. Cette arrestation est une défiance de plus à l’égard de la communauté internationale et à l’égard des normes universelles des droits de l’Homme. Le FFS dénonce cette arrestation, exige sa libération immédiate et inconditionnelle et appelle les militants des droits de l’homme à se mobiliser pour combattre ces méthodes violentes et irresponsables. Mobilisé aux cotés des militants et des organisations autonomes des droits de l’homme, le FFS se solidarise avec les animateurs d’Amnesty International et les assure de son total soutien. Le premier secrétaire KARIM TABBOU
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