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![]() « L’acte de boycotter est une option démocratique, aujourd’hui : c’est un acte révolutionnaire. » : « Grande campagne du FFS pour le boycott du scrutin ». source Liberté et El Watan - Article in Algérie Politique. synthèse d’El Mouhtarem Karim TABBOU : “Arrêtez de vous moquer des Algériens, respectez le peuple, il a trop souffert !” BEN BELKACEM : « Nous avons choisi de brandir un carton rouge à ce système pour lui dire : partez, le peuple ne veut plus de vous. »
A Ain El Hammam : “Pour une Kabylie belle et rebelle”, tels étaient, dimanche, à Aïn El-Hammam (Tizi Ouzou) les premiers mots d’ordre des militants du FFS. Le premier secrétaire du parti, Karim Tabbou, a brandi son carton rouge contre le pouvoir à Aïn El-Hammam où il a animé un meeting populaire devant une foule de près de 3 000 personnes, organisé sur la place publique de cette ville. “C’est une élection qui n’a pas de sens. Le pouvoir fait semblant que tout bouge pour que tout reste en place. Nos responsables font de leur mieux pour se donner une façade pluraliste à cette élection, mais au fond, les jeux sont déjà faits”, dira Karim Tabbou sous un tonnerre d’applaudissements des militants de son parti et des citoyens qui ont rallié, nombreux, le meeting. … À Sidi-Aïch : Karim Tabbou a développé devant une foule nombreuse un discours radical et critique à l’égard du pouvoir. “Nous avons bravé la peur et les interdits qui nous ont été imposés et votre présence aujourd’hui nous donne plus de force. Au FFS, nous n’avons confiance qu’en la population”, lance-t-il. L’orateur commence alors son réquisitoire en déclarant, notamment à l’adresse du candidat Bouteflika : “Comment un chef d’État, qui a appelé à la réconciliation nationale, a-t-il dû recourir à toute une armée pour venir à Béjaïa ?” Le premier secrétaire du FFS lancera aussi devant une foule en délire : “Arrêtez de vous moquer des Algériens, respectez le peuple, il a trop souffert !” Revenant sur le passage de Bouteflika à Tizi Ouzou, Karim Tabbou révélera à son auditoire que les responsables de la campagne du Président-candidat “ont numéroté les invitations. La moitié, c’est pour les citoyens ramenés par bus, l’autre pour les policiers”. … A Tazmalt : Passant en revue la situation politique du pays et la conjoncture particulière de l’élection présidentielle, Karim Tabbou a réservé l’essentiel de ses flèches acérées au président sortant, candidat à sa propre succession. « La Kabylie n’est pas à vendre », dira-t-il à l’adresse d’un clan présidentiel accusé d’étaler d’indécentes sommes d’argent et une débauche de moyens pour « acheter les consciences ». « Les portraits sont certes géants, mais celui qu’ils représentent ainsi est loin de l’être », ironisera-t-il. Il a également dénoncé le chantage économique et politique exercé à l’endroit d’une région kabyle que le pouvoir fait semblant de découvrir et à laquelle on fait maintes promesses de développement en échange d’un vote massif en faveur du candidat du système.. Ainsi, à ceux qui accusent les tenants du boycott d’être des « traîtres de la nation », Karim Tabbou dira sans ambages qu’en matière « de nationalisme, de drapeau ou d’amour du pays, nous n’avons de leçons à recevoir de personne », estimant que le FFS et son fondateur ne souffrent aucun déficit de légitimité historique comme certains. … A Naciria Boumerdes : « Celui qui ira voter doit assumer ses responsabilités, car il va cautionner, voire contribuer, à la mort des Algériens durant les cinq ans à venir », a déclaré le secrétaire national chargé des élus FFS, Belkacem, hier, à Naciria. L’orateur ajoutera au cours d’un meeting : « Nous avons choisi de brandir un carton rouge à ce système pour lui dire : partez, le peuple ne veut plus de vous. » Réagissant à l’interdiction des meetings de son parti, l’intervenant expliquera : « Malgré que le système ne nous ait pas autorisés à ce genre d’activités, personne ne peut nous interdire de nous adresser à nos concitoyens. » « Ceux-ci nous qualifient de traîtres, alors que ce sont eux les véritables traîtres et les ennemis de la nation. Eux, qui ont fermé des centaines d’usines et contribué à la paupérisation du peuple algérien. » « Comment se fait-il que toutes les institutions soient mises à contribution pour maintenir Bouteflika au pouvoir. Nos présidents ont tous été installés par la force. Que vous votiez ou pas, l’essentiel pour eux c’est d’atteindre leurs objectifs », a expliqué Ali Laskri sous les applaudissements appuyés de la foule venue nombreuse assister au meeting. Moussa Tamadartaza, secrétaire national chargé de la formation politique a, lui, déclaré : « L’acte de boycotter est une option démocratique, aujourd’hui : c’est un acte révolutionnaire. » Considérant le meeting d’aujourd’hui comme une preuve irréfutable que la voix des démocrates ne peut être étouffée, l’orateur soulignera que « les élections prochaines représentent une occasion de choisir entre la voie de la trahison et celle de la dignité ».
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