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![]() Karim TABBOU : « le système continue de gérer le pays par la ruse, la corruption et l’octroi » Contribution politique de Premier secrétaire du FFS à la Session ordinaire du CN des 9 & 10 octobre 2008. « Les algériens s’interrogent sur le pourquoi des augmentations de rémunération des députés de l’APN. D’aucuns pensent qu’il s’agit là d’une vraie opération de troc politique. D’autres estiment que l’intention de cette opération vise le discrédit du politique. »
Session ordinaire du conseil national le jeudi 09 et vendredi 10 octobre 2008 Contribution du premier secrétaire national Chers camarades, chers amis Comme beaucoup d’Algériennes et d’Algériens, nos pensées vont d’abord aux citoyennes et aux citoyens de la wilaya de GHARDAIA, TIARET, OUARGLA, NAAMA, LAGHOUAT, DJELFA, SIDI BEL ABBES et MEDEA qui vivent un véritable drame. Nous voulons leur exprimer toute notre compassion et notre solidarité. La situation est particulièrement sensible à GHARDAIA. Le FFS est fier de ses élus et de ses militants dans cette wilaya, qui travaillent sans relâche et avec beaucoup de courage pour soulager la population. Plusieurs parmi eux sont touchés et cela ne les a pas empêché de donner la priorité aux urgences et besoins collectifs. Ils ont été à la hauteur de leur engagement politique et moral. En tous cas, la population de GHARDAIA sait qui excelle dans la surenchère et la démagogie et qui a été auprès d’elle durant toutes ses épreuves difficiles. Notre solidarité s’inscrit dans la durée. Une délégation du parti s’est rendue sur les lieux. Elle a rencontré les habitants et discuté librement avec eux. Elle s’est rendue dans des endroits que la télévision d’Etat, les officiels d’Alger n’ont fait que survoler. Une fois de plus, on ne peut que regretter l’impréparation de l’Etat à affronter les situations de risques majeurs et déplorer l’absence de vraies politiques de prévention et de secours. Les signaux d’alerte n’ont pourtant pas manqué ! Sur un autre plan, les Algériennes et les Algériens, sont préoccupés par la crise qui secoue le système financier international. Une situation qui aura des conséquences inévitables sur le pays. Les propos rassurants de nos responsables ne rassurent personne. L’absence d’un vrai débat sur la question ne fait qu’augmenter les incertitudes. De même que la méconnaissance du public sur la stratégie financière arrêtée par les autorités du pays. Que faut-il faire ? Que faut-il ne pas faire aussi ? Le pourrissement de la situation sécuritaire ne contribue pas à la sérénité des citoyennes et des citoyens. Aujourd’hui, les services de sécurité sont contraints de se protéger des attaques pendant que la population est nostalgique de la sécurité et rêve d’une paix improbable. Au niveau politique et institutionnel, le pays est réduit à l’impératif de fonctionnement. En matière électorale, c’est la politique de l’encrier. Le chef de l’Etat se tait ; ses ministres ont l’impudeur de faire de « projections » poste élection présidentielle. Cette élection serait-elle une formalité ? Le respect des hommes et des femmes de ce pays aurait voulu qu’à quelques mois de l’échéance présidentielle, les choses soient clarifiées. La stratégie politique adoptée par les décideurs est une violence faite à la population. Il s’agit là d’une faute politique. A ce niveau, une telle légèreté politique est intolérable et impardonnable. La majorité des algériens vit une situation sociale intenable ; elle a subi des épreuves difficiles pendant le Ramadhan, l’Aïd et la rentrée scolaire. Les algériens s’interrogent sur le pourquoi des augmentations de rémunération des députés de l’APN. D’aucuns pensent qu’il s’agit là d’une vraie opération de troc politique. D’autres estiment que l’intention de cette opération vise le discrédit du politique. Dans les deux cas, le système continue de gérer le pays par la ruse, la corruption et l’octroi. Karim TABBOU Premier secrétaire Dans la même rubrique : Contribution politique du premier secrétaire national du FFS à la session ordinaire du conseil national, tenu à Alger les 25 & 26 Décembre 2008. « Le pays se trouve dans une situation dangereuse, face à ces crises sur lesquelles il n’a pas de prise et ne peut que subir. » " Pour tout Algérien ayant le sens de l’honneur et le sens de l’histoire, il est évident qu’il n’y a plus rien à attendre de ce régime ! Nous disons à ce régime NON à titre individuel Non à titre collectif. "
Un responsable du ministère algérien des Affaires étrangères soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’Ali Mecili en avril 1987 en plein Paris, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire en France. Le Front des Forces Socialistes se réjouit de cette nouvelle et tient à saluer le courage et l’integrité morale du Juge. Mais dans cette affaire, les intrusions des pouvoirs, au nom de la raison d’Etat, ont systématiquement œuvré contre la manifestation de la vérité. C’est cette expérience du déni de justice qui fait craindre que des pressions puissent s’exercer en vue de retarder ou de bloquer la procédure entamée. Le FFS suivra avec attention les suites qui seront données à cette affaire et espére que la logique du droit l’emportera sur la raison d’Etat et la déraison des contrats qui, dans tous les cas, demeurent des arguments innacceptables. Alger, le 16 août 2008 Ahmed BETATACHE Premier secrétaire par intérim
Le Front des Forces Socialistes condamne énergiquement la répression qui s’est abattue aujourd’hui encore sur les manifestants venus en soutien au mouvement des professeurs vacataires. Comme de coutume, le bâton a pris le pas sur le dialogue et la concertation. Nul ne fut épargné, ni les syndicalistes ni les journalistes ni les membres d’organisations venus participer au sit in pacifique prévu devant la présidence. La brutalité de cette répression n’a d’égal que le mépris et l’injustice par lesquels les dirigeants de notre pays ont l’habitude de traiter les algériennes et les Algériens. Des dirigeants qui laissent mourir des citoyens tel le gréviste de la faim décédé à Skikda et qui devraient méditer cet adage qui dit que tout pouvoir excessif meurt par son excès même. Le FFS réitère son ferme soutien aux professeurs vacataires, à l’ensemble des mouvements sociaux en lutte et aux Algériennes et Algériens en butte à un pouvoir injuste, violent et illégitime.
Le FFS continuera a être auprès de ceux qui aspirent et luttent pour la liberté et la dignité, pour la justice sociale et la démocratie. Hakim ADDAD Secrétaire national chargé des mouvements sociaux
COMMUNIQUE URGENT Le FFS a appris par le biais de ses militants que M. MEHIEDINE BACHIR, directeur de la section algérienne d’Amnesty international a été arrêté ce matin à 9H00 dans la commune de BOUDOUAOU. Il serait actuellement en détention dans la brigade de gendarmerie de cette localité. Cette arrestation qui intervient quelques jours après la publication du dernier rapport annuel d’Amnesty international, illustre la nature brutale et violente du système politique Algérien. Il ne tolère aucune critique, n’accepte aucun regard et n’autorise aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles. Il se permet même de défier le droit de contrôle sur les atteintes graves sur les libertés individuelles et collectives. Cette arrestation est une défiance de plus à l’égard de la communauté internationale et à l’égard des normes universelles des droits de l’Homme. Le FFS dénonce cette arrestation, exige sa libération immédiate et inconditionnelle et appelle les militants des droits de l’homme à se mobiliser pour combattre ces méthodes violentes et irresponsables. Mobilisé aux cotés des militants et des organisations autonomes des droits de l’homme, le FFS se solidarise avec les animateurs d’Amnesty International et les assure de son total soutien. Le premier secrétaire KARIM TABBOU
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