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11/08/2007
Karim TABBOU au Soir d’Algérie : "On continue à gérer la société par le flic et le fric"

A l’issue de la Rencontre des anciens de 1963 du FFS à Draa Ben Khedda, le Premier secrétaire national a occordé cette Interview publiée in Le Soir d’Algérie du 11 août 2007.

"Où en est la préparation du congrès du FFS ?

Après la conférence des audits et celle des élus, nous comptons organiser trois précongrès régionaux, celui de Draâ-Ben-Khedda en est le premier. Le congrès du FFS aura lieu les 5, 6 et 7 septembre 2007 et Hocine Aït Ahmed sera parmi nous."

" Quelle lecture faites-vous de la révision des listes électorales par le ministère de l’Intérieur ?

Zerhouni a une approche policière de la politique. Il veut gérer l’Algérie comme on gère un commissariat. Cette manière d’obliger les Algériens à donner leur voix n’est qu’une perfection des méthodes de la fraude électorale, une substitution politique à la population. C’est une logique policière d’obliger les gens à voter malgré eux, cette culture de flic ne nous étonne pas car on gère la société par le flic et par le fric."



A la fin du meeting du FFS tenu ce jeudi à la salle Le Hoggar de Draâ-Ben-Khedda dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Karim Tabbou, le secrétaire national du FFS, a tenu une conférence de presse dans laquelle il a répondu à quelques questions :


Tout d’abord, parlons de ces “anciens de 1963” combien sont-ils ? et quelle est leur prise en charge ?

Les “anciens de 1963” sont des militants de la première heure, ce sont ceux qui ont répondu à l’appel de la proclamation du 29 septembre 1963. Lors de ces évènements, le FFS a compté 3 000 blessés et 450 martyrs dans ses rangs. En 1963, le FFS comptait 700 à 1 000 militants structurés mais ces chiffres sont à revoir à la hausse. A la faveur de l’ouverture démocratique de 1989, le parti a milité pour accorder un statut de martyr à ces militants mais des évènements ont empêché l’examen de ce dossier. Aujourd’hui, ce dossier est complètement refusé et l’essence même de ce combat a buté sur la logique persistante du coup d’Etat. Sachez que le FFS a d’autre part nommé un secrétaire national chargé de ce dossier.

 

Où en est la préparation du congrès du FFS ?

Après la conférence des audits et celle des élus, nous comptons organiser trois précongrès régionaux, celui de Draâ-Ben-Khedda en est le premier. Le congrès du FFS aura lieu les 5, 6 et 7 septembre 2007 et Hocine Aït Ahmed sera parmi nous. Le choix de la CPCN a été porté sur le centre familial de la mutuelle de Zéralda et nous sommes à la recherche d’une salle appropriée pour cette ouverture du congrès afin d’en faire un événement politique et une manifestation publique. Le FFS œuvre pour une représentation sociale et politique large grâce à l’ouverture du parti à la société civile et à tous ceux qui s’y identifient. Faut-il rappeler qu’en boycottant les dernières législatives, le FFS a choisi le camp de la population plutôt que de répondre aux sirènes du pouvoir. Il faut en faire un repère et un instrument pour une transformation sociale et politique en créant un large rassemblement autour de ce projet représenté par ce boycott massif. Ce message de la population qui ne s’est pas exprimée doit être interprété à sa juste valeur. Le prochain congrès du FFS s’inscrit dans le prolongement du combat de Novembre 1954 et du congrès de la Soummam. Nous sommes les héritiers du legs du mouvement national et démocrate.

 

Après la crise et la fronde, on parle au FFS de décantation, qu’en est-il au juste ?

Le FFS a, certes, traversé une zone de turbulences mais ce n’est qu’une transition dans la vie du parti. La conjoncture a fait naître des dysfonctionnements locaux, des déceptions personnelles... Ce qui arrive au FFS est une décantation positive. La crise fait partie du passé, le FFS a retrouvé ses militants, sa cohérence et sa sérénité.

 

Quelle lecture faites-vous de la révision des listes électorales par le ministère de l’Intérieur ?

Zerhouni a une approche policière de la politique. Il veut gérer l’Algérie comme on gère un commissariat. Cette manière d’obliger les Algériens à donner leur voix n’est qu’une perfection des méthodes de la fraude électorale, une substitution politique à la population. C’est une logique policière d’obliger les gens à voter malgré eux, cette culture de flic ne nous étonne pas car on gère la société par le flic et par le fric.

 
 Tayeb Bouamar
 


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  29/03/2008
 Karim Tabbou à La Nouvelle République : « Aït-Ahmed pourrait bientôt rentrer »

In La Nouvelle République du 27 mars 2008.

" Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, qui a été reconduit à la tête du parti le 6 décembre 2007 après avoir remis son mandat au président de son parti le 1er décembre de la même année, revient sur certains sujets de l’actualité nationale où encore en relation directe avec son parti, entre autres, l’initiative politique lancée par Aït Ahmed, Mehri et Mouloud Hamrouche, la révision de la Constitution, l’attentat qui l’a ciblé à Tademaït ainsi que la réaction du FFS par rapport la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens et la nouvelle grille des salaires. "

  12/03/2008
 Karim Tabbou : " La finalité de la démocratie est que les gens puissent décider de leur propre vie et des choix politiques qui les concernent"

Interview du 1er secrétaire accordée au journaliste Nabil Benali et publiée dans l’hebdomadaire national " Les Débats", publiée dans l’édition du 12 Mars 2008 sous le titre " Les privatisations ne doivent pas toucher les secteurs stratégiques".

" Le FFS restera un parti socialiste attaché aux valeurs qui fondent notre identité et notre action politique : la justice, la liberté, la paix, la démocratie, l’épanouissement de l’individu sans négation des réalités collectives, la volonté de progrès. "

" Nous faisons de l’instauration de la démocratie le fer de lance de notre combat politique. "

" La démocratie a partout progressé dans le monde. Dans notre pays ainsi que dans les pays du Maghreb, elle reste à instaurer. ... Pour le FFS, une des urgences nationales et régionales, c’est de stopper les métastases maffieuses de ces systèmes qui bloquent le développement de l’humain maghrébin. "

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 Karim TABBOU : " L’Algérie est un pays malade ; la solution consiste en une Alternative démocratique véritable qui le fera sortir de la crise actuelle"

Interview du Premier secrétaire du FFS accordée au journal Qatari "El Raya". Interview réalisée par le journaliste Mustafa Fethi et publiée le 23 février 2008 dans le N° 9422.

Lire l’intégralité de l’interview en langue arabe au niveau de l’interface arabe du site sur le lien suivant :

http://www.ffs-dz.com/article512,512.html

  12/06/2007
 KARIM TABBOU À L’EXPRESSION : " « L’APN n’est ni populaire ni nationale »

Interview rélaisée par Hakim KATEB et publié le 12 juin 2007.

"La poursuite de la politique de la fuite en avant et du mensonge, a fait que ces élections se sont déroulées dans l’indifférence la plus totale. Aujourd’hui, on se retrouve avec, d’un côté, des institutions qui sont montées par le pouvoir et, de l’autre côté, la population qui est en dissidence électorale. Le peuple a donné des signaux forts de la nécessité du changement de cap, de prendre des mesures sérieuses pour assainir la situation du pays. Il faut réengager la population dans la politique, sinon le fossé séparant les deux parties ne fera que se creuser davantage. Donc, le gouvernement, par le maintien de sa composante, n’est que l’expression d’un malaise profond au sein du système qui, à défaut, trouve que c‘est plus expéditif de maintenir les équilibres tels qu’ils sont."

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