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Hocine AIT AHMED : " Le passé existe avec force et quand il bégaie dans le présent, c’est qu’il refuse de passer vers l’avenir " Questions insolites de aux membres du Conseil National réunis en session ordinaire à Alger le 26 juillet 2007 « D’évidence, les gouvernements totalitaires comme le nôtre, ont le génie malfaisant d’ouvrir de profondes fosses communes pour y enterrer les faits et les évènements précis qui leur font toujours peur. Comme la destruction du GPRA par le groupe de Tlemcen. Condamner le passé comme s’il n’avait jamais existé. Mais le passé existe avec force et, quand il bégaie dans le présent, c’est qu’il refuse de passer vers l’avenir. » « La motivation qui pousse les décideurs à multiplier les gaffes et les empressements irresponsables est qu’ils réalisent qu’ils maîtrisent l’espace national et les " indigènes " mais pas le temps. L’impunité garantie par la corruption et l’esbroufe n’est pas éternelle. »
Questions insolites aux membres du Conseil National réunis en session ordinaire à Alger, 26/07/2007
Chers camarades, chers amis,
Massa Ennour, Azul moqren, salutations affectueuses.
A l’occasion de votre dernière session ordinaire qui précède la tenue de nos prochaines assises, j’ai pensé plus sympa de vous faire une surprise en vous posant quelques questions qui, certes se moquent de la langue de bois, mais ne sont ni surprenantes dans la forme ni légères dans le fond. Il s’agit d’un exercice sérieux de réflexion, que je souhaite sous la marque FFS de l’humour et de la dérision. Les conclusions pourraient être éventuellement soumises au congrès. 1/ Que pensez-vous des attentats-kamikases perpétrés contre les bâtiments du 1er ministre et celui de l’intérieur ? La rumeur court sous le burnous, dans les allées du pouvoir, et aussi à Paris que ces attaques sophistiquées sont tombées à point pour soutenir l’un des candidats à l’Elysée dont le problème sécuritaire était le cheval de bataille. Cette version ne semble pas invraisemblable étant donné les campagnes médiatiques unanimes et simultanées qui ont actualisé l’antique cri de guerre romain " Hannibal est à nos portes ! " autrement dit " le GSPC à leur porte ! " Pourtant Mr Zerhouni, ministre de l’intérieur s’était empressé de démentir techniquement le caractère Kamikase de l’attentat. Laissant clairement entendre qu’il s’agissait d’un règlement interne au pouvoir. Quid de l’attaque contre la caserne de Lakhdaria, située dans le périmètre "kabyle" et des effets d’annonce tragiques concernant la grande offensive du "GSPC" à Yakouren, haut lieu de la lutte de libération ? Ne sommes nous pas également dans le scénario désormais classique toutes les fois que s’aggravent les luttes de pouvoir à propos de la succession à El Mouradia. Pourquoi faut-il régler leurs comptes par massacres interposés comme ce fut le cas au cours de la sale guerre en particulier dans la Mitidja ? On doit une fière chandelle à l’ambassadeur des USA, non pas tellement d’avoir protégé la présidence du général Zéroual, mais d’avoir stoppé les hécatombes en chaîne en direction de la capitale. Quels liens avec le vieux et permanent complot stratégique visant à Tchétchéniser la province algérienne de Kabylie ; afin de la "pacifier" et d’y éradiquer le politique et la démocratie ? Le printemps noir et les grandes manipulations militaro-policières des "Arouch" pouvant être considérées comme des préludes. Par qui et comment a été commise - plus grave qu’un crime - la faute politique de créer systématiquement l’insécurité dans cette région dans l’objectif de faire imploser l’unité nationale. N’y a t-il pas lieu d’attribuer aussi aux généraux de "l’opération Jumelles", l’intention de punir les villageois de Kabylie pour avoir accueilli, organisé et protégé le congrès de la Soummam. Evénement sans lequel les processus tactiques d’intégration civique, politique et révolutionnaire - comme prévu par le déclenchement technique du 1er novembre 1954 - seraient, sinon problématiques, du moins terriblement retardés. Avec pour conséquence catastrophique de rendre impossible la dynamique et la légitimation du GPRA, l’instrument révolutionnaire par excellence, qui sera le levier fondamental à la fois de l’internationalisation de la question algérienne et de la négociation de l’indépendance. N’oublions jamais cette réalité subversive : les manipulations mensongères, qu’elles soient politiques ou criminelles, sont la géométrie officielle de la culture ambiante du système. Ce n’est pas le souci du bien et de la sécurité des compatriotes qui anime les " gouvernants " c’est celui de la conservation de leur puissance et de leurs intérêts. 2 / a- Pourquoi l’Algérie officielle dont les institutions onusiennes savaient qu’elle n’a respecté ni de près ni de loin aucune de ses signatures au bas de l’ensemble des pactes des Droits de l’Homme et des conventions humanitaires, a-t-elle été admise au nouveau Conseil Onusien des Droits de l’Homme ? Il faudra bien enquêter sur les complicités non pas tellement des partenaires inconditionnels des dictateurs mais de certains gouvernements dévoués aux Droits de l’Homme mais qui ont pris pour de l’argent comptant la profusion des gestes de promesses et de séduction voire de pleurnicherie et d’auto-victimisation. Le silence et l’indifférence de ces défenseurs des Droits de l’Homme devant les phénomènes gravissimes de leurs violations à ciel ouvert sont aussi sidérants que la responsabilité des potentats qui piétinent chaque jour davantage leurs engagements internationaux solennels. b- Pourquoi donc a-t-elle persévéré dans le parjure en violant les deux engagements successifs préalables, conditions sine qua non à l’admission à cette nouvelle instance, savoir défendre et promouvoir toutes les libertés et droits proclamés dans la nouvelle instance ? Devant tant de bienveillance, et peut être de pitié à l’égard d’un peuple si glorieux, une certaine décence de la part des gouvernants algériens aurait dû inspirer un renvoi d’ascenseur en faisant moins de répressions visibles. Or jamais, jamais les répressions n’ont été aussi permanentes, systématiques et généralisées. D’où viennent cette hargne et cet empressement à faire le nettoyage politique, sans aucun égard au contrat clair et transparent qu’ils venaient de signer. La motivation qui pousse les décideurs à multiplier les gaffes et les empressements irresponsables est qu’ils réalisent qu’ils maîtrisent l’espace national et les " indigènes " mais pas le temps. L’impunité garantie par la corruption et l’esbroufe n’est pas éternelle. Hitler n’a-t-il pas dit dans mein kampf " un contrat ou un accord vaut ce que valent les circonstances dans lesquelles ils sont signés." Pourquoi donc ces dénis fou furieux des Droits de l’Homme ? 3 / Pourquoi, l’hitlérisme a été moins difficile et plus facile à repérer que le stalinisme, comme ennemi de la liberté de la démocratie et de la paix ? Serait-il violer le secret en disant parce que le stalinisme a longtemps réussi à s’emparer de ces mêmes valeurs, leitmotiv et leit-bildung (leading ideas and images), pour les enraciner dans sa vitrine et sa propagande, avec un culot "révolutionnaire" c’est à dire mensonger.
Puis-je suggérer que nous baptisions notre prochain congrès ; à vous, aux camarades militants et cadres de proposer une dénomination adéquate. Moi je pense à un Congrès du Millénaire, du 21e évidemment ; avec l’ensemble des grandes thématiques proclamées. En rejetant Dhimniyen, les systèmes fascisants et totalitaires du siècle précèdent mais qui aujourd’hui s’évertuent à renaître de leurs cendres. Qui dit mieux ? Je l’espère en tout cas ; Ana abd edhaâif comme disent nos potentats. Peut-être même pourrions-nous nommer chacune de nos commissions au Congrès par un martyr d’une qualité transcendante. J’ai personnellement pensé à Larbi Ben M’Hidi, et Kacem Zidoun l’un des premiers brillants diplomates militants arrêté à Oran le 1er novembre 1954, torturé, coupé en morceau et jeté à la mer dans un sac. Face aux vitesses de l’histoire et aux terribles distances qui séparent les évènements, il n’est pas inutile de s’engager dans des quêtes de rapprochement des racines et des causes plus profondes, quand celles-ci sont camouflées par les préjugés ou ces apparences qu’elles sont censées avoir provoquées. D’évidence, les gouvernements totalitaires comme le nôtre, ont le génie malfaisant d’ouvrir de profondes fosses communes pour y enterrer les faits et les évènements précis qui leur font toujours peur. Comme la destruction du GPRA par le groupe de Tlemcen. Condamner le passé comme s’il n’avait jamais existé. Mais le passé existe avec force et, quand il bégaie dans le présent, c’est qu’il refuse de passer vers l’avenir. Pensées affectueuses et respectueuses. Hocine Ait-Ahmed Dans la même rubrique : Contribution de Hocine AIT AHMED aux festivités commémoratives du cinquantennaire de la tenue de la conférence de Tanger. " Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément" "Dès lors, Nous ne pouvons être en reste au risque d’être réduits à des bantoustans balayés dans une mondialisation sauvage."
Message de Hocine AIT AHMED au Conseil national du FFS, réuni en session extraordinaire le Jeudi le 6 décembre 2OO7. " Nous avons conclu un pacte, un double pacte, dois je le rappeler : la République Démocratique et Sociale et l’Unité du Maghreb. C’est pour cela que nous n’avons pas le temps d’amuser les galeries officielles et périphériques en s’attardant sur l’écume des fausses échéances ou en amusant les galeries officielles et périphériques qui se pavanent dans les succès factices et éphémères, et dans la multiplication des effets d’annonce illusoires. "la composante humaine de tous nos échelons doit refléter l’esprit du FFS. Humilité, abnégation, résistance, détermination et une espérance chaque jour renouvelée."
Message à la Conférence Nationale des Elus du FFS " Pour éviter tout contre-pouvoir, l’Etat centralisé et policier contrôle le parlement, la justice et la presse et empêche la société civile de s’organiser de façon indépendante. Il pourchasse tous les acteurs autonomes de la société et entrave par tous les moyens - les intimidations, les gardes à vue, jusqu’à l’assassinat de militants - l’action de l’opposition politique. Pour boucler le tout, il limite les prérogatives des élus locaux proches des populations, réduisant à néant l’autonomie administrative et financière des collectivités locales. » " Pour contenter ses partenaires occidentaux, cette dictature se drape d’une façade démocratique avec un parlement illégitime conçu par la fraude, et justifie ses violations des droits de l’homme par l’état d’urgence en vigueur, qui, dans les réalités quotidiennes est purement et simplement un Etat d’exception sans aucun garde fou légal ou temporel. Tout en modulant un sempiternel terrorisme résiduel à faire fantasmer les derniers quarts d’heure de l’innommable Roberte Lacoste, et tout aussi étrangement à les faire renaître de leurs cendres ; et ce, toujours aux "bons endroits" et aux "bons moments". "la nation algérienne a un besoin vital de respirer, de sortir de l’ombre, de l’isolement et d’une omerta généralisée pour dire non au règne du mensonge et des manipulations meurtrières et ainsi honorer la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur."
Contribution du Président du FFS, Mr Hocine Aït-Ahmed, à la Conférence nationale de l’Audit de construction du F.F.S, les 21 & 22 juin 2007 à Zéralda. " Une chose est indéniable, dans l’accumulation chaotique des campagnes de manipulations et de mensonges menées tambour battant par les autorités de fait et de force, le peuple algérien a, par son abstention massive exceptionnelle, signifié clairement, fortement et sans équivoque sa rupture avec le système de prédation culturelle, politique, électorale, économique et sociale. Au-delà du ras le bol, il a marqué son inébranlable volonté de reconquérir sa souveraineté et restituer aux citoyennes et citoyens leurs libertés d’expression, d’organisation et de participation à la gestion politique, culturelle, économique et sociale du pays. Il est de notre responsabilité de traduire ce message en programme politique efficace, cohérent et mobilisateur de l’ensemble des forces saines du pays, en vue d’une alternative démocratique et sociale radicale et pacifique." " Aussi devons-nous préparer nos structures pour concrétiser vraiment les options stratégiques d’ouverture vers la société recommandées par le 3e congrès et qui sont terriblement d’actualité." " Que notre belle jeunesse et nos si dignes femmes, exclus et expropriés de tout, s’arment de volonté politique et de non-violence : Pour qu’ensemble nous puissions construire cette Deuxième République."
Message de Hocine AIT AHMED concernant L’AUDIT DE CONSTRUCTION adressé au Conseil national réuni en session ordinaire les 31 mai et 1er juin 2007. " Nous devons construire un parti et proposer un programme politique en phase avec la société. Je refuse le fétichisme du parti ; l’esprit de parti doit l’emporter sur l’esprit partisan. Le parti est un moyen nécessaire mais non exclusif de notre marche vers les libertés et l’autodétermination individuelle et collective." "La reconstruction et la consolidation de l’unité politique et sociale de la nation se feront à partir de l’émancipation de l’ensemble des Algériennes et Algériens, en toute égalité de statut. Sur cette route nous ne sommes pas seuls, et nous ne sommes pas les seuls. Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui, par delà les différences de générations et d’itinéraires nous nous retrouvons, à l’échelle nationale, en communion fondamentale d’idéaux et d’options politiques." "Nous sommes dans la société et nous sommes sous le regard du peuple. Je sais que nous serons à la hauteur de nos missions et de nos ambitions, chacun à sa place et chacun dans son rôle. EN SYNERGIE." "Le système d’oppression finira. La naissance de la deuxième République Algérienne sera.Avec l’avènement de la démocratie qui en est la condition sine qua non." " Nous nous donnons la route, Nous nous donnons le temps."
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