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FARCE RÉFÉRENDAIRE - DECLARATION INTEGRALE de Hocine AIT AHMED à l’AFP - 30 septembre 2005 FRONT DES FORCES SOCIALISTES
LE PRÉSIDENT DU FFS Hocine AIT AHMED DECLARATION INTEGRALE à l’AFP - Les résultats du « référendum », d’ailleurs attendus, parlent d’eux-mêmes. Cette affaire aura été une farce de bout en bout. - Rien de public dans cette « république », un tsunami totalitaire a totalement évacué toute expression des opposants et des contestataires. Cette fraude non seulement ne va pas régler les problèmes, elle ne fera que les aggraver. - Nous avons vécu depuis l’indépendance au rythme des fraudes à la constitution et des votes préfabriqués. Cette fois le ridicule est atteint puisque la presse internationale comme les militants de notre parti et des droits de l’Homme ont pu constaté que ce scrutin est loin d’avoir mobilisé des foules. - La paix et la réconciliation nationale sont un processus complexe et surtout trop grave pour être traités et instrumentalisés avec désinvolture et un tel défi à la communauté internationale. - Les résultats constituent un acte de guerre supplémentaire contre notre société. - Je peux comprendre que Paris n’agisse qu’en fonction de ses intérêts immédiats et se moque éperdument du sort et de l’avenir de l’humanité algérienne. Mais le Gouvernement français pourrait avoir la décence de ne pas manifester un tel enthousiasme pour une consultation qui n’aura rien de libre et de démocratique. Ce n’est pas sur de telles bases que nous pourrons tisser des liens d’amitié et de solidarité entre nos deux peuples. - Je ne crois pas non plus que c’est en enterrant le suffrage universel, en bafouant les droits de l’homme, patrimoine de la France, qu’on incitera le pouvoir algérien à renoncer à ses attaques archaïque et revanchardes. - Je ne suis pas sûr que les Françaises et les Français soient dupes et qu’ils resteront les bras croisés face à ce satisfecit adressé à un énième coup de force électoral. - La communauté internationale et nos partenaires européens accepteront-ils une fois de plus de cautionner une mascarade qui ne laisse aucune chance de paix et de réconciliation à l’Algérie. Hocine AIT AHMED Le 30 septembre 2005 à 17h20 Dans la même rubrique :
Hocine AIT AHMED : « Depuis l’Indépendance, ce ne sont jamais les urnes qui ont décidé du destin des Algériens » Le chef du Front des forces socialistes, opposant à la « charte pour la paix et la réconciliation nationale » soumise à référendum jeudi en Algérie, était le jour-même invité de Libération.fr. Il a répondu aux questions des internautes sur son hostilité au référendum de Bouteflika
"Quelles formes prendront les différentes alliances ou regroupements qui émergeront dans une dynamique politique visant à une rupture pacifique ? Ce serait insulter les principes élémentaires de la démocratie que d’en tracer à l’avance les modalités. Je pense en clair que la seule ligne de démarcation se situe entre ceux qui luttent pour une transformation démocratique et ceux qui œuvrent à maintenir un système brutal, bloqué et disqualifié.
Je voudrais aussi insister sur un point fondamental à mes yeux : la solution pour l’Algérie ne réside pas dans la re-création d’un parti unique ou d’un consensus populiste. Nous en connaissons les méfaits et je ne me prêterai jamais à ces regroupements factices, sentimentaux ou d’intérêts. Je ne crois qu’à une chose : une fois la paix civile assurée, c’est seulement dans la dynamique politique et le respect de la différence et du pluralisme que peuvent émerger les structures adéquates." "Vous savez, nous avons un défaut que nous assumons : nous rejetons la violence d’où qu’elle vienne.
Nous voulons une transition démocratique et il va de soi qu’elle doit être faite avec le pouvoir. Encore faut-il que celui-ci accepte de voir dans les forces politiques des partenaires et non des faire-valoir."
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