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Détérioration de l’état physique du Dr Salah Eddine Sidhoum - Lettre de Hocine Ait Ahmed au Secrétaire Général des Nations Unies Lettre de Hocine Ait Ahmed à Mr KOFI ANAN Secrétaire Général des Nations Unies
Monsieur le Secrétaire général,
J’ai l’honneur de m’adresser à vous pour solliciter votre intervention urgente auprès des autorités algériennes dans le cas d’un compatriote qui nous inquiète fortement. Il s’agit du Dr Salah-Eddine Sidhoum, qui a entamé le 30 septembre dernier une grève de faim totale alors qu’il est emprisonné dans une cellule en isolement à la prison de Serkadji (Alger), et qui se trouve actuellement dans état physique dramatique.
Le Dr Salah-Eddine Sidhoum, chirurgien orthopédiste, est, de longue date, un infatigable et courageux défenseur de droits humains dans notre pays. Il a dénoncé avec rigueur et constance les graves violations des droits humains survenues en Algérie depuis le coup d’État de janvier 1992 et publié des articles, listes et témoignages de victimes qui constituent autant de références majeures pour tous ceux qui sont engagés pour le respect des libertés et de la dignité humaine. Il a, à chaque fois que cela lui était possible, alerté l’opinion publique et les médias internationaux à qui il a présenté de nombreux cas de torturés, blessés et de disparus. Il a eu lui-même à soigner des personnes qui avaient été atrocement torturées ou qui avaient échappé aux balles assassines des forces de sécurité.
Son engagement actif pour cette cause n’étant pas au goût du pouvoir de mon pays, la police politique a tenté de l’éliminer. Après une tentative d’assassinat en décembre 1994, M. Sidhoum a du entrer en clandestinité, tout en continuant ses activités de défenseur des droits humains.
Pour le faire taire, il a été condamné par contumace en 1997 à vingt ans de réclusion pour « participation à des activités subversives » et « atteinte à la sécurité de l’État », sur la base d’accusations infondées et d’un dossier monté de toutes pièces. M. Sidhoum ne s’est pas laissé intimider et il a persévéré dans son action : en janvier 2002, il a participé de manière décisive à la confection de listes de personnes victimes d’exécutions sommaires et de disparitions qui ont par la suite été publiées et remises au groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU. La réaction des autorités fut immédiate, sous forme de harcèlements téléphoniques de la famille de M. Sidhoum.
Voulant mettre fin à neuf ans de clandestinité, le Dr Salah- Eddine Sidhoum a décidé de se présenter à la justice algérienne, le 29 septembre 2003, pour faire opposition au jugement prononcé à son encontre en février 1997. Il a été immédiatement transféré à la prison de Serkadji, où il a annoncé qu’il entamait une grève de la faim pour revendiquer ses droits de détenu politique. Incarcéré dans des conditions déplorables (cellule humide en sous-sol, lumière artificielle 24 heures sur 24, sans lit ni matelas, rats, etc.), l’administration pénitentiaire lui a retiré tous ses effets personnels et son eau minérale. M. Sidhoum a alors décidé de mener une grève de faim totale.
Aujourd’hui, 4 octobre, son état physique s’est considérablement détérioré. Aucun médecin n’est venu l’examiner et l’administration pénitentiaire refuse de le placer sous surveillance dans l’infirmerie.
Je vous prie donc, Monsieur le Secrétaire général, de bien vouloir intervenir le plus rapidement possible auprès des autorités algériennes pour que M. Sidhoum — qui bénéficie de la présomption d’innocence et qui a montré qu’il est prêt à se soumettre à la justice — puisse dans l’immédiat trouver des conditions de détention humaines et conformes au droit international. Et que, dès que possible, il soit placé en liberté provisoire dans l’attente d’un procès rapide et équitable.
En vous remerciant par avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à cette affaire qui me tient particulièrement à cœur et en espérant qu’il vous sera possible de lui donner une suite diligente et positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de ma plus haute considération.
Lausanne, le 4 octobre 2003
Hocine Aït- Ahmed,
ex- dirigeant de la révolution algérienne Dans la même rubrique : Contribution de Hocine AIT AHMED aux festivités commémoratives du cinquantennaire de la tenue de la conférence de Tanger. « Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément » « Dès lors, Nous ne pouvons être en reste au risque d’être réduits à des bantoustans balayés dans une mondialisation sauvage. »
Message de Hocine AIT AHMED au Conseil national du FFS, réuni en session extraordinaire le Jeudi le 6 décembre 2OO7. « Nous avons conclu un pacte, un double pacte, dois je le rappeler : la République Démocratique et Sociale et l’Unité du Maghreb. C’est pour cela que nous n’avons pas le temps d’amuser les galeries officielles et périphériques en s’attardant sur l’écume des fausses échéances ou en amusant les galeries officielles et périphériques qui se pavanent dans les succès factices et éphémères, et dans la multiplication des effets d’annonce illusoires. »la composante humaine de tous nos échelons doit refléter l’esprit du FFS. Humilité, abnégation, résistance, détermination et une espérance chaque jour renouvelée."
Questions insolites de aux membres du Conseil National réunis en session ordinaire à Alger le 26 juillet 2007 « D’évidence, les gouvernements totalitaires comme le nôtre, ont le génie malfaisant d’ouvrir de profondes fosses communes pour y enterrer les faits et les évènements précis qui leur font toujours peur. Comme la destruction du GPRA par le groupe de Tlemcen. Condamner le passé comme s’il n’avait jamais existé. Mais le passé existe avec force et, quand il bégaie dans le présent, c’est qu’il refuse de passer vers l’avenir. » « La motivation qui pousse les décideurs à multiplier les gaffes et les empressements irresponsables est qu’ils réalisent qu’ils maîtrisent l’espace national et les « indigènes » mais pas le temps. L’impunité garantie par la corruption et l’esbroufe n’est pas éternelle. »
Message à la Conférence Nationale des Elus du FFS « Pour éviter tout contre-pouvoir, l’Etat centralisé et policier contrôle le parlement, la justice et la presse et empêche la société civile de s’organiser de façon indépendante. Il pourchasse tous les acteurs autonomes de la société et entrave par tous les moyens - les intimidations, les gardes à vue, jusqu’à l’assassinat de militants - l’action de l’opposition politique. Pour boucler le tout, il limite les prérogatives des élus locaux proches des populations, réduisant à néant l’autonomie administrative et financière des collectivités locales. » » Pour contenter ses partenaires occidentaux, cette dictature se drape d’une façade démocratique avec un parlement illégitime conçu par la fraude, et justifie ses violations des droits de l’homme par l’état d’urgence en vigueur, qui, dans les réalités quotidiennes est purement et simplement un Etat d’exception sans aucun garde fou légal ou temporel. Tout en modulant un sempiternel terrorisme résiduel à faire fantasmer les derniers quarts d’heure de l’innommable Roberte Lacoste, et tout aussi étrangement à les faire renaître de leurs cendres ; et ce, toujours aux « bons endroits » et aux « bons moments ». « la nation algérienne a un besoin vital de respirer, de sortir de l’ombre, de l’isolement et d’une omerta généralisée pour dire non au règne du mensonge et des manipulations meurtrières et ainsi honorer la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur. »
Contribution du Président du FFS, Mr Hocine Aït-Ahmed, à la Conférence nationale de l’Audit de construction du F.F.S, les 21 & 22 juin 2007 à Zéralda. « Une chose est indéniable, dans l’accumulation chaotique des campagnes de manipulations et de mensonges menées tambour battant par les autorités de fait et de force, le peuple algérien a, par son abstention massive exceptionnelle, signifié clairement, fortement et sans équivoque sa rupture avec le système de prédation culturelle, politique, électorale, économique et sociale. Au-delà du ras le bol, il a marqué son inébranlable volonté de reconquérir sa souveraineté et restituer aux citoyennes et citoyens leurs libertés d’expression, d’organisation et de participation à la gestion politique, culturelle, économique et sociale du pays. Il est de notre responsabilité de traduire ce message en programme politique efficace, cohérent et mobilisateur de l’ensemble des forces saines du pays, en vue d’une alternative démocratique et sociale radicale et pacifique. » « Aussi devons-nous préparer nos structures pour concrétiser vraiment les options stratégiques d’ouverture vers la société recommandées par le 3e congrès et qui sont terriblement d’actualité. » « Que notre belle jeunesse et nos si dignes femmes, exclus et expropriés de tout, s’arment de volonté politique et de non-violence : Pour qu’ensemble nous puissions construire cette Deuxième République. »
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