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Session ordinaire du Conseil National - 19 & 20 Janvier 2006 "..L’impasse politique est intégrale. Les « institutions » sont dans l’immobilisme et l’attente. La maladie du chef de l’Etat a fini par contaminer le fonctionnement des institutions. Les affaires publiques sont gelées et totalement suspendues en attendant les arrangements et les rééquilibrages internes au sérail. .." DECLARATIONRéuni en session ordinaire les 19 & 20 janvier au siège national, le conseil national du Front des Forces Socialistes a adopté, à l’issue d’un large débat, la déclaration suivante :Notre pays vit les plus grands paradoxes de son histoire. Les institutions imposées à tous les niveaux de l’Etat, se révèlent aujourd’hui, inefficientes et incapables de répondre aux préoccupations de la population. Pendant que les caisses du pays sont renflouées et affichent une aisance financière historique, la situation sociale des algériens ne cesse de se dégrader. Le nombre croissant des suicides, les soulèvements populaires récurrents et cycliques, l’accroissement et l’extension des fléaux sociaux, sont des indices du vécu de l’Algérie réelle et qui contredisent les faits d’annonces et les chiffres officiels. L’absurdité officielle ne peut occulter une réalité insoutenable pour de larges couches de la population. Toutes les règles de la bonne gouvernance sont bafouées. Les libertés publiques sont systématiquement réprimées et le pays donne l’image d’un vaste centre pénitencier. Les interpellations, les menaces, voir les incarcérations, font office de politique et de doctrine chez nos gouvernants. Les mirages de l’Etat de droit sont vite rattrapés par une réalité des plus tristes. La justice sensée constituer l’un des fondements essentiel de l’Etat de droit est devenue une honteuse machine à broyer les libertés, toutes les libertés. Le refus d’agréer les syndicats autonomes, l’atomisation des syndicats existants et l’orchestration de coups d’Etat dans les organisations et les partis politiques d’opposition mettent à nu la stratégie d’anéantissement et d’éradication absolus de l’expression politique et syndicale autonome. Excepté les « syndicalistes » de salons d’une centrale, devenue un des centres – distributeurs de la rente, les travailleurs algériens pataugent dans le désarroi et la misère. Le pacte social envisagé par la chefferie du gouvernement et ses alliés n’est en réalité qu’un contrat de repentance sociale face au bradage de l’économie nationale et des maigres acquis de la communauté travailleuse. L’impasse politique est intégrale. Les « institutions » sont dans l’immobilisme et l’attente. La maladie du chef de l’Etat a fini par contaminer le fonctionnement des institutions. Les affaires publiques sont gelées et totalement suspendues en attendant les arrangements et les rééquilibrages internes au sérail. Aucune ouverture politique ne pointe à l’horizon et le système continu à cultiver le mensonge et la corruption. La loi anticorruption votée récemment par l’assemblée nationale, elle -même issue de la corruption politique, relève du mensonge et du mépris à l’égard des cadres intègres, des travailleurs et à l’endroit du peuple algérien qui assiste impuissamment à la dilapidation officielle de ses richesses et de son patrimoine. La charte de BOUTEFLIKA que le système a teinté de paix et de réconciliation s’est avérée être une farce électorale dont la finalité est : La consécration de l’impunité. Aujourd’hui et à la faveur de l’adoption de ce texte, les chefs de guerre de tout bords se glorifient de « missions accomplies ». Convaincu que l’ouverture politique véritable est la seule alternative qui permettra aux citoyens de reprendre leur droits, le Front des Forces Socialistes met en garde les autorités du pays sur la persistance de la gestion policière et répressive de la société,se solidarise avec les syndicats autonomes, les enseignants du supérieur et toutes les catégories.
Le Front des Forces Socialistes qui s’inscrit dans le combat pour la démocratisation du pays et de la société, se solidarise avec les syndicats autonomes, les enseignants du supérieur et toutes les catégories sociales révoltées et victimes de la mal vie et de l’arbitraire Le Front des Forces Socialistes appelle l’ensemble des syndicats autonomes à converger et à s’unir dans la diversité pour la lutte pacifique et la défense des libertés publiques. Le Front des Forces Socialistes, appelle l’ensemble de ses militants, ses sympathisants et particulièrement ses élus à soutenir et à accompagner la dissidence nationale pacifique et citoyenne. Le Front des Forces Socialistes, appelle les acteurs politiques et sociaux autonomes à assumer leurs responsabilités devant l’histoire et le peuple algérien. Le caractère grave de la situation que vivent les algériens nous interpelle. Le Front des Forces Socialistes qui milite pour une Algérie plurielle et heureuse s’associe et fait sien de toute dynamique citoyenne de changement pacifique et démocratique.
Le Conseil National Alger le 20 janvier 2006 Dans la même rubrique : Le conseil national du Front des Forces Socialistes, inscrit ses espérances, ses ambitions et son action dans une perspective de changement radical et pacifique. Le FFS réaffirme sa solidarité avec les forces sociales et les personnalités politiques autonomes qui partagent cette vision et les assure de sa disponibilité pour réfléchir et agir ensemble pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique. Le FFS donne à son combat pour les droits et les libertés une dimension et une portée nationale mais aussi maghrébine. L’esprit de la déclaration de Tanger du 27 avril 1958 est d’actualité. Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément, la réduction des tensions est un impératif pour l’avenir de nos enfants. L’urgence et la priorité sont l’ouverture des frontières. L’ambition et l’objectif sont la construction démocratique d’un ensemble maghrébin ; espace indispensable à la stabilité de la méditerranée.
Le pays traverse une situation particulièrement dangereuse. Les indices d’une explosion politique et sociale à grande échelle sont visibles. Les Algériens ne trouvent de possibilités d’écoute et d’expression de leurs ras le bol et leur désarroi que dans la défiance électorale et la révolte. Au lieu d’une écoute responsable de tant de révoltes et d’alertes populaires, le pouvoir continue de pratiquer la politique de la peur et de l’insécurité, du chantage et de la corruption.
A l’épreuve des faits, au regard du bilan, il faut pour le moins, faire preuve d’une profonde naïveté politique pour croire à l’existence d’un parlement algérien ; pour croire à la capacité d’intervention de l’APN dans la vie nationale ; pour parler d’élections crédibles. La vérité est ailleurs, le changement est possible. Tout est figé en haut mais tout bouge en bas. Nous ferons le chemin avec ceux d’en bas pour construire un projet politique démocratique pour imposer une alternative démocratique et sociale.
« Seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. » « Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes. »
...Les termes de la charte - ordonnance des cercles de décision, de l’aveu de Bouteflika lui même reflètent la prééminence des équilibres au sein du sérail et le poids spécifique d’un président prétendument élu à une majorité écrasante... .... Le Front des Forces Socialistes considère que le projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale dicté unilatéralement par le cercle des décideurs est un acte de guerre contre la société qui va aggraver les haines et les ressentiments. Il ne peut cautionner un texte qui glorifie la force et déclasse la médiation politique, consacre l’impunité et l’amnésie, et enfin qui négocie la douleur et la souffrance. .....
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