Bienvenue au site officiel du
Front des Forces Socialistes
Front des Forces Socialistes - Site Officiel membre de l'internationale socialiste

 
  جبهة القوى الإشتراكية  
Front des Forces Socialistes
Front des Forces Socialistes
الموقع ياللغة العربية Contactez-nous ! Flux RSS du site
Vous êtes ici : Actualité >> Aït-Ahmed >> Lettres / Textes

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Version imprimable de cet article Version imprimable
06/04/2009
De Mécili à la mascarade électorale, le régime à nu

Hocine Aït-Ahmed à la commémoration de l’assassinat de Ali Mécili. Paris le 05 Avril.

"La justice française a donc retenu six mois celui qui est accusé d’avoir organisé ton assassinat. Six mois parce que ce nouveau forfait est directement lié à la tragi-comédie que vit notre pays, tragi-comédie qu’on ose qualifier …d’élection. Beaucoup se sont étonnés que le pouvoir algérien n’ait pas réclamé d’emblée et avec force cet agent des services de sécurité.

Tu le sais Ali : chez nous, rien n’est jamais gratuit, rien n’est jamais laissé au hasard. Du côté d’Alger, on préparait une révision de la Constitution qui a fait rentrer notre pays dans le club des pays à présidence à vie. Face à cet énième déni de souveraineté, il fallait que les « partenaires étrangers de l’Algérie » ferment les yeux et surtout la bouche. Il fallait empêcher toute critique, même de pure forme, de l’ancien colonisateur qu’on dénonce à longueur de discours pour mieux obtenir son silence. On l’a vu à chacun des coups de force qui ont jalonné l’histoire de notre pays. ....

" Il est urgent que cela cesse. Si il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir, il y a tout à attendre de chacun d’entre nous. Nos enfants ne nous pardonneront jamais d’avoir abdiqué. C’est notre responsabilité de leur rendre espoir en cette Algérie à laquelle tu as tout donné.

C’est notre responsabilité de trouver en nous la force de nous dépasser pour la liberté et la dignité d’un pays, l’Algérie, auquel nous sommes des millions à n’avoir pas renoncé. "



 

Hocine Aït-Ahmed à la commémoration de l’assassinat de Ali Mécili
 
De Mécili à la mascarade électorale, le régime à nu.
 
 
Tout d’abord bonjour et merci d’êtres fidèles.
 
Tu le sais, Ali : chaque commémoration de ta disparition est douloureuse. Car nous mesurons chaque fois combien tu nous manques.
Mais cette année est encore plus douloureuse et plus révoltante encore. Il y a un mois en effet, la France décidait, une fois de plus, que la justice et la vérité étaient bien peu de choses face aux pressions de ceux qui, en Algérie, se sont donnés droit de vie et de mort sur notre peuple.
 
Il a donc suffi que le pouvoir élève un peu la voix pour que, 22 ans après ton assassinat, la France s’incline encore. Il y a 22 ans, elle a renvoyé ton assassin à Alger en « urgence absolue ». Nous avons eu droit cette année au même scénario. Il aura fallu seulement six mois pour que l’Algérie puisse récupérer celui qui est accusé d’avoir organisé ton assassinat et qui a été arrêté en août dernier à Marseille. A deux décennies d’écart, la justice et l’Etat français bégayent. Et je ne peux m’empêcher de penser que cela revient à te tuer une nouvelle fois.
 
La justice française a donc retenu six mois celui qui est accusé d’avoir organisé ton assassinat. Six mois parce que ce nouveau forfait est directement lié à la tragi-comédie que vit notre pays, tragi-comédie qu’on ose qualifier …d’élection. Beaucoup se sont étonnés que le pouvoir algérien n’ait pas réclamé d’emblée et avec force cet agent des services de sécurité.
 
Tu le sais Ali : chez nous, rien n’est jamais gratuit, rien n’est jamais laissé au hasard. Du côté d’Alger, on préparait une révision de la Constitution qui a fait rentrer notre pays dans le club des pays à présidence à vie. Face à cet énième déni de souveraineté, il fallait que les « partenaires étrangers de l’Algérie » ferment les yeux et surtout la bouche.
Il fallait empêcher toute critique, même de pure forme, de l’ancien colonisateur qu’on dénonce à longueur de discours pour mieux obtenir son silence. On l’a vu à chacun des coups de force qui ont jalonné l’histoire de notre pays.
 
Le candidat-président-sortant-et-déjà-réélu a donc patienté quelques mois avant de réclamer le capitaine Hassani : le temps d’être sûr que Paris ne soufflerait mot sur la mascarade électorale qui se préparait. Paris n’a effectivement soufflé mot. Le temps est alors venu pour Alger de tempêter pour récupérer son « capitaine Hassani » et arrêter un processus judiciaire qui suivait décidément trop longtemps son cours.
Comme toujours, Paris a cédé et la justice a levé le contrôle judiciaire de celui qui aurait organisé ton assassinat. Deux raisons d’Etat ont, une fois de plus, eu raison de vingt ans d’efforts pour obtenir la vérité et la justice.
……On prétend à Alger qu’il y aurait erreur sur la personne…. C’est une raison pour enterrer l’affaire ? Ce serait trop facile ! Il faut alors qu’on nous dise où est l’organisateur de ton assassinat. Et que la France le réclame. 
 
Aujourd’hui en tout cas, les apparences ne sont plus sauves. Hier soir, la chaîne de télévision Arte présentait un reportage sur l’Algérie avec ces phrases terribles. « Connaissez-vous un pays où une élection présidentielle n’intéresse personne ? Dans l’Algérie de Bouteflika, rien ne fonctionne. Les seules choses qui marchent sont l’armée, la corruption et les services secrets ».
On ne peut mieux dire que le système est désormais à nu. Le culte de la personnalité remplace les faux suspens électoraux.
Que penser d’un pays dont le ministre de l’Intérieur prévient que les walis lui rendront des comptes sur les résultats des élections ?
La volonté de contrôler a définitivement pris le dessus sur la volonté d’associer la société, même de manière fictive.
 
Le système n’a pensé en réalité qu’à tout contrôler et à tout bloquer dans un seul but : durer. Cela a eu des conséquences terribles sur notre pays.
Livrés à tous les prédateurs, des pans entiers de notre société s’effondrent, brisés par la misère, la violence et le règne de l’argent.
Nos enfants se jettent par centaines à la mer pour ne plus vivre l’enfer qu’est devenu notre pays. Peut-on accepter que cela soit la seule façon de résister aujourd’hui ?
 
Il est urgent que cela cesse. Si il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir, il y a tout à attendre de chacun d’entre nous.
Nos enfants ne nous pardonneront jamais d’avoir abdiqué.
C’est notre responsabilité de leur rendre espoir en cette Algérie à laquelle tu as tout donné. 
C’est notre responsabilité de trouver en nous la force de nous dépasser pour la liberté et la dignité d’un pays, l’Algérie, auquel nous sommes des millions à n’avoir pas renoncé.
 
 
Paris, le 5 avril 2009
 


Dans la même rubrique :
Pages - 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |... -

  07/03/2010
 Hocine Ait Ahmed au Conseil national du FFS : « Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. »

« Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi. »

« Notre pays est emblématique de cette attitude troublante pour ne pas dire équivoque. Victime d’enjeux et d’équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux, il devient la profondeur stratégique des uns et le point d’appui des autres. »

« Face à nous, un pouvoir liberticide foncièrement opposé au pluralisme et aux Droits humains, qui ne tolère de partis que soumis ou sans ancrage social véritable. Autour de nous, la société se déstructure et se disloque de jour en jour. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus, peut-être ne veulent plus et en tous cas ne peuvent plus, faire de la politique. »

« Nous avons des ambitions pour le pays et voulons un changement radical et pacifique. Nous ne pouvons nous suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystification. »

« La Conférence Nationale d’Evaluation Démocratique et Transparente, telle que prévue par nos statuts, est l’occasion idoine pour faire le point. L’opportunité de trouver les moyens de travailler plus intelligemment, plus lucidement et plus efficacement. »

  14/12/2009
 Procès de militants du FFS et de défenseurs des Droit humains à Ghardaia
Lettre de Hocine Aït Ahmed, Président du Front des Forces Socialistes, à madame Navanethem Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

  11/10/2009
 Constitution de la Coalition algérienne pour l’abolition de la peine de mort
Lettre de Hocine Aït Ahmed à Mostefa Bouchachi, Président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) à l’occasion de la rencontre nationale pour l’abolition de la peine de mort tenue à Alger, le 10 octobre 2009.

  24/06/2009
 « Ne pas renier notre Histoire et concilier notre socle culturel avec les valeurs universelles »
Texte de l’intervention de Hocine Ait Ahmed à la réunion d’information et de soutien au peuple iranien, le 24 juin 2008 à Paris.

  31/05/2009
 Hocine AIT AHMED : « Ne jamais désespérer de voir s’accomplir un idéal de justice et de liberté. »
« Déclaration d’ouverture et mots de remerciements de Hocine Aït-Ahmed lors de la journée d’études sur la guerre d’indépendance de l’Algérie, des années 1940 à juillet 1962, organisée par la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BIDC) de l’Université de Paris Ouest, le 20 mai 2009. »

Pages - 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |... -
Rechercher ce site
Dcouvrez nos lettres d'information !















  Front des Forces Socialistes Copyright 2003/2006 - Front des Forces Socialistes - Site Officiel  
  Adresse: 56 Avenue Souidani Boudjema El Mouradia ALGER
Tel: +213 (0)21 69 41 41
Fax: +213 (0)21 48 45 54
Conçu & Hébergé par Net Studio