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![]() Conférence Nationale des Elus du FFS : textes et résolutions « Nous lançons un appel à l’ensemble des communes de notre pays pour qu’elles se joignent à cette dynamique de solidarité et de progrès en inscrivant parmi leurs priorités la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement » Déclaration de la Conférence Devant la dégradation dramatique du pouvoir d’achat des Algériens et les lenteurs dans les prises de décision et leur application effective par une bureaucratie centralisatrice et inefficace. Les Elus du FFS exigent des mesures immédiates pour soulager la détresse des citoyens, notamment : Un soutien conséquent et effectif des prix à la consommation des produits de base : pain, lait, semoule, huile et sucre La revalorisation des salaires dans la fonction publique et dans les entreprises L’institution d’un revenu social minimum garanti par famille sans ressources Les Elus du FFS réclament une décentralisation effective et immédiate des ressources au profit des collectivités locales pour faire face rapidement aux besoins sociaux des populations en détresse Les Elus du FFS revendiquent une autre politique d’urgence économique et sociale basée sur l’utilisation de la rente pétrolière, des réserves de change et du fonds de stabilisation, pour un égal accès de tous à la santé, à l’éducation et au logement. Zéralda, le 7 juin 2008 Résolution de la Conférence Nous, Elus FFS réunis en conférence nationale à Zéralda les 5 et 6 juin 2008, Nous faisons nôtre les Objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés par le 4ème congrès national de notre parti, nous les traduirons en objectifs locaux dans chacune de nos municipalités q’ il s’agisse de réduire la pauvreté, la malnutrition, la mortalité infantile, la mortalité maternelle, de scolariser tous les enfants, de renverser la progression du VIH Sida et du paludisme ou de protéger l’environnement. Pour ce faire, nous nous engageons à souscrire des engagements précis, identifiables et évaluables, à agir dans la transparence et à rendre compte de notre action à nos administrés. Nous mobiliserons toutes les ressources publiques et privées au plan local. Prenant appui sur la richesse des expériences existantes, nous établirons également des partenariats pour le développement, par la promotion de coopération associant les municipalités, le mouvement associatif, les entreprises publiques et privées et les milieux universitaires, Nous accorderons toute l’importance voulue à l’information systématique et régulière de la population sur les OMDs et à leur participation effective à titre individuel ou collectif à la réalisation de ces objectifs. Nous demandons à l’Etat de prendre toutes mesures adéquates pour favoriser la mise en œuvre des OMDs au niveau local : En procédant à une décentralisation effective par un transfert des ressources et des compétences visant à optimiser les résultats grâce à une meilleure complémentarité entre les stratégies et les actions entreprises au niveau local En accordant une autonomie administrative et financière aux municipalités permettant d’accélérer el processus de décision et la concrétisation rapide de ces objectifs ; En apportant une contribution substantielle aux activités de formation des acteurs locaux afin de faciliter l’accès aux informations pertinentes pour la mise en œuvre des OMDs. En favorisant la coopération municipale internationale, notamment à travers les actions de co-financement et de facilités d’accès aux transferts de matériels et de services, y compris par des exonérations fiscales ; En traduisant par des mesures législatives et réglementaires, par des programmes et des projets appropriés, et par des allocations budgétaires correspondantes, l’appropriation par les municipalités de chacun des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Dans la situation difficile que traverse le pays à la veille d’échéance importantes pour son avenir ; nous réaffirmons notre attachement à nos principes politiques : • Rappeler que c’est l’absence de liberté et de démocratie qui engendre et reproduit les cycles de violence. • Restituer à la société tous les instruments et attributions de la représentation sociale et permettre aux partis politiques aux syndicats libérés, et à la société civile d’activer librement dans le champ politique national. • Condamner toutes les formes d’exclusion et de répression et réhabiliter le politique tant au niveau central que local, seul moyen d’impliquer toutes les composantes de la société au développement du processus démocratique • Rappeler que le seul chemin de la sécurité nationale, de la stabilité et de l’espoir demeure la mise en place d’un véritable processus de démocratisation du pouvoir et de la société. • Insister sur la représentativité des élus et de leur responsabilité devant les citoyens et l’Etat. • Revendiquer instamment, l’exercice de la liberté de la presse et d’opinion. • Exiger une claire répartition des compétences et des prérogatives entre le pouvoir central et local et le pouvoir local et en demander les moyens correspondants pour un réel exercice du pouvoir au niveau local. • Instruire les élus pour rester en permanence à l’écoute et au service du citoyen et prendre conscience de la double responsabilité de l’élu qui est à la fois représentant des citoyens et de l’Etat au niveau local. • Réhabiliter et élargir les prérogatives des élus et de l’administration locale pour ce qui concerne le développement local en général et notamment, la gestion du foncier et le contrôle de l’urbanisme. • Insister sur l’importance d’orienter tous les efforts des élus et de l’administration locale en direction de la jeunesse qui se trouve depuis quelques années dans la misère et une détresse totale. Nous lançons un appel à l’ensemble des communes de notre pays pour qu’elles se joignent à cette dynamique de solidarité et de progrès en inscrivant parmi leurs priorités la mise en œuvre des OMDs. Discours d’ouverture du Premier secrétaire Je suis profondément heureux d’être parmi vous à la première conférence nationale des élu(e)s qui se tient après le 4ème congrès du parti. Cette conférence nationale a lieu conformément aux résolutions adoptées lors de ce congrès. Aujourd’hui, elle concrétise une échéance politique importante de mon programme d’action. Cette première évaluation, un semestre à peine, après votre élection et pour certains d’entre vous après moult péripéties lors de votre installation, peut paraître précoce voire prématurée au regard de l’immensité des problèmes auxquels vous êtes confrontés dans l’accomplissement de vos missions. Je sais que pendant cette période vous avez très souvent été accaparés par les problèmes de gestion au jour le jour ; qu’un temps précieux vous a été volé par une tutelle qui a prétendu vous former aux taches de gestion ; que votre action est trop souvent soumise au bon vouloir des exécutifs de wilaya et des pouvoirs centraux. Pourtant je sais aussi que vous avez toujours la même ambition pour votre commune, votre wilaya et d’une façon générale pour votre pays. Nous sommes réunis aujourd’hui sous le regard du peuple. Hier, ce peuple, ces électeurs, ces citoyens vous ont élu, vous ont fais confiance. Aujourd’hui, au terme de nos travaux, il s’agit pour nous, en toute sincérité, de voire si nous avons fait ce qui était nécessaire pour faire de la politique autrement, pour gérer autrement, pour tenir nos engagements dans toute la mesure du possible. Avons-nous fait ce qui est nécessaire pour concrétiser les possibilités de débat de participation de la population à la gestion de nos collectivités. Les citoyens qui nous ont élu sont ils toujours aujourd’hui pour nous des citoyens à part entière, ou, ne sont ils plus que des simples administrés ? A ce propos je voudrais insister sur l’importance d’orienter tous les efforts des élus et de l’administration locale en direction de la jeunesse qui se trouve depuis quelques années dans la misère et une détresse totale. Pourtant cette jeunesse arbitrera l’avenir du pays. Les travaux de cette première conférence nationale des élus sera aussi l’occasion de mieux cerner, à travers l’expérience acquise sur le terrain, les conditions politiques et administrative requises pour assurer la pleine représentativité des élus et leurs responsabilités devant les citoyens et l’état, il s’agira également d’exiger une claire répartition des compétences et des prérogatives entre le pouvoir central et local et de demander des moyens correspondants pour un réel exercice et une certaine autonomie du pouvoir au niveau local. Les élus locaux avec la collaboration de l’administration locale doivent pouvoir disposer d’une capacité réelle d’intervention en ce qui concerne le développement local en général notamment la gestion du foncier et le contrôle de l’urbanisme. En tout état de cause, il s’agit de libérer les communes, de lever les obstacles qui empêchent l’élu d’être un élu à part entière. L’élu peut être un bon gestionnaire, un bon technicien ; il doit être avant tout un homme politique conscient. Il n’y a pas de gestion locale neutre, il n’y a pas d’APC ou d’APW neutre. Vous êtes des élus parce que vous êtes aussi des militants et des cadres du FFS. Dans la situation difficile que traverse le pays à la veille d’échéance importantes pour son avenir ; la conférence nationale est une bonne occasion pour nous de rappeler nos positions politiques de toujours : - Rappeler que c’est l’absence de liberté et de démocratie qui engendre et qui reproduit les cycles de violence. - Rappeler que le seul chemin de la sécurité nationale, de la stabilité et de l’espoir demeure la mise en place d’un véritable processus de démocratisation du pouvoir et de la société. - Rappeler qu’il faut restituer à la société tous les instruments et attributions de la représentation sociale et permettre aux partis politiques, aux syndicats et à la société civile d’activer librement dans le champ politique national. - Réhabiliter et civiliser le politique tant au niveau central que local, seul moyen d’impliquer toutes les composantes de la société dans le développement du processus démocratique. - Revendiquer instamment l’exercice de la liberté de la presse et d’opinion. Je souhaite plein succès à nos travaux, j’espère que cette rencontre nous permettra d’êtres, plus efficaces, plus efficients dans notre action future, d’être plus présents donc plus légitimes dans la société et qu’elle donnera un nouvel élan pour notre parti. Je vous remercie Contribution du Secrétariat national au débat L’état de la population continue de se dégrader. Malgré les ressources financières disponibles, les conditions de vie et de travail de la population ne cessent de se dégrader. Le désespoir des jeunes, premières victimes de la crise sociale, qui recherchent à fuir leur condition sont dans la révolte au quotidien, la drogue, le suicide et l’immigration illégale dans des embarcations de fortune au risque de leur vie. Ce sont des réalités qui illustrent la gravité de la situation. Une année après le scrutin législatif et quelques mois après le scrutin local, le pays se trouve dans les manœuvres de coulisses et les grenouillages politiques. Toutes les institutions vivent dans le marasme, l’impuissance et l’immobilisme. Dans la société, la situation est intenable. Aujourd’hui l’alternative est possible C’est dans cette perspective que s’inscrit l’action organisationnelle de notre parti. Nous avons l’espoir de partager ce chemin avec les personnalités politiques dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffre d’aucun doute. La révision de la constitution ? La persistance de rapports de forces nus, c’est-à-dire violents, continue de nous installer dans la logique des alternances claniques. Elle ne permet pas une transition démocratique et ne répond pas aux exigences de la situation. Seul le retour au politique est porteur de sens et d’espoir et peut permettre la construction d’une alternative démocratique.
Cet appel à initiatives pour la démocratisation du pouvoir émane de trois personnalités politiques importantes. Cet appel a reçu un écho favorable dans l’opinion. Il parait évident que la suite à donner à cette initiative ne pourra émaner que de la société dans son ensemble. Le projet politique qui pourrait naitre de cette initiative sera construit et porté par toutes les forces qui militent pour une alternative démocratique et en faveur d’un changement du système politique dans le pays. Nous espérons que très prochainement, les enjeux, les acteurs et les stratégies qui aideront à réaliser ce projet seront réunis. Le secrétariat national
Dans la même rubrique : " Vos attitudes Jean-Jacques étaient tout sauf banales. Elles nous ont été incroyablement précieuses pendant notre résistance à la dictature. Tous ceux et celles qui refusent d’être dupes ont contribué à empêcher que les 200 000 morts de la décennie 90 soient engloutis dans cette indifférence généralisée qui fait de l’Algérie un pays à part, une sorte de trou noir où les valeurs universelles n’ont plus court, une Omerta à l’exemple de celle qui, dans les années 1930, avait été complice de la destruction de le république espagnole. Vous restiez toujours disponible pour faire en sorte que le peuple français ne méprenne pas sur les enjeux réels d’un pouvoir mu par une obsession : que la France continue à cautionner une politique d’oppression et de régression afin d’empêcher toute solidarité avec celles et ceux qui, en Algérie, n’ont pas renoncé. Merci Jean-Jacques d’être resté VOUS. "
Déclaration de l’association Rassemblempet Action Jeunesse - RAJ « 05 Octobre, journée officielle de la démocratie » Pour ceux ou celles qui hésiteraient nous disons que : « Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir ».
Conférence débat animée par Abdelhamid MEHRI et Daho DJERBAL
vendredi 19 septembre 2008 - Siège du FFS à Alger Textes du témoignage d’Abdelhamid Mehri, ancien ministre du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne et de la contribution de Hocine Aït Ahmed
Que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ?
Deux options sont possibles : 1. Poursuivre, persister et persévérer dans la politique du hasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger les mandats du président. On peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’Algérienne et autres manipulations politiques. 2. Se plier aux nécessités historiques et politiques, et faire une vraie ouverture politique.
Interview de Hocine Aït-Ahmed sur MEDI1SAT le 2 juin 2008 ; Voir la vidéo de l’émission intitulée « Portrait d’un Maghrebin de toujours : Hocine AIT AHMED » sur le lien suivant : Hocine Aït-Ahmed « Portrait d’un maghrébin de toujours » - MEDI 1 SAT - 02 juin 2008
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