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![]() Camp politique du FFS à Souk el Tenine, Bejaïa : « La jeunesse ambitionne d’occuper toute la place qui lui revient dans les luttes qui s’annoncent. » Que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ? Deux options sont possibles : 1. Poursuivre, persister et persévérer dans la politique du hasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger les mandats du président. On peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’Algérienne et autres manipulations politiques. 2. Se plier aux nécessités historiques et politiques, et faire une vraie ouverture politique.
CAMP POLITIQUE DU FFS DECLARATION FINALE DES PARTICIPANTS Dans le cadre du programme d’activité de l’école de formation Ali MECILI, le FFS a tenu un camp politique à Souk el Tenine du 26 au 29 Août 2008. Plus de 300 jeunes venus des quatre coins du pays, ont participé aux différentes activités programmées. Ce camp a réuni de jeunes militants du FFS et d’autres jeunes venus d’horizons divers, notamment du milieu associatif. Le programme des travaux a été clôturé par l’adoption d’une déclaration politique : L’échec politique est évident. Vingt ans après les événements d’octobre 1988, la population vit sous l’état d’urgence. L’abstention massive aux échéances électorales est une constante du comportement politique. La population en général et la jeunesse en particulier éprouvent un sentiment d’injustice permanent et elles se sentent trahies, et se désintéressent de la politique. La tentation de l’archaïsme, du repli identitaire, est présente comme les fuites en avant dans le ‘HARAGA’, l’immigration clandestine, la violence extrémiste et la recherche de paradis artificiels (drogue, alcool, …etc.). Des obstacles considérables sont opposés, à l’organisation, qu’elle soit associative, syndicale ou politique. L’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur et d’insécurité. Le coût politique, humain et économique devient intolérable. L’échec socio-économique, c’est le démantèlement total de tout le tissu industriel, avec l’absence de stratégie cohérente et lisible. La précarité permanente pour les jeunes, la misère, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements sont le lot des Algériens, ceux ci ne sont pas à l’abri de l’exploitation par certaines sociétés étrangères. L’ascenseur social par les études est en panne. De cette situation émerge l’enjeu politique fondamental d’aujourd’hui. Que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ? Deux options sont possibles : 1. Poursuivre, persister et persévérer dans la politique du hasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger les mandats du président. On peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’Algérienne et autres manipulations politiques. 2. Se plier aux nécessités historiques et politiques, et faire une vraie ouverture politique. Nous sommes de ceux qui ont des ambitions pour leur pays et notre choix est sans ambiguïtés, nous sommes pour un changement radical et pacifique du système politique. Nous voulons croire que même au sein du pouvoir et des institutions, des hommes et des femmes de bonne volonté comprennent et éventuellement soutiennent la nécessité de la réforme d’un système dépassé. Il ne s’agit pas de faire le procès des hommes, mais de créer des institutions nouvelles qui répondent aux besoins de la société. Nous sommes certains que la société Algérienne recèle des potentialités et des hommes capables d’impulser une organisation populaire, pour une lutte pacifique en vue du changement. Notre action est de redonner son sens aux politiques, de lever tous les obstacles à l’organisation, dans les partis politiques, syndicats autonomes et les associations. Notre but fondamental est la démocratisation du pays, faisons en sorte que l’élection présidentielle soit une étape et une chance pour atteindre ce but. La jeunesse ambitionne d’occuper toute la place, qui lui revient dans les luttes qui s’annoncent. La jeunesse Algérienne arbitrera l’avenir. SOUK EL TENINE - BEJAIA 29 AOUT 2008
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Droits des femmes, militante du FFS et représentante de notre parti à l’Internationale socialiste des Femmes, vie associative, immigration, lutte contre le racisme, droits humains…Si Hamida Ben Sadia aura été présente sur ces différents fronts, et souvent sur tous à la fois, ses combats, en Algérie comme en France, n’ont jamais été cloisonnés. Ils ont au contraire tous un fil conducteur, un dénominateur commun : « le droit, que le droit, rien que le droit », comme elle l’écrit dans son livre Itinéraire d’une femme française, Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine, paru en 2008. « La lutte continue dans chacun des actes de ma vie. Je ne suis pas infaillible et je ne crois pas à la chance. Je suis seulement lucide, je sais d’où je viens », écrit-encore cette représentante atypique et rare d’une génération de femmes issues de l’immigration. Atypique car insoumise viscérale. Rare car elle a mené ses combats personnels, politiques ou associatifs avec intégrité, loyauté, volonté d’avancer et de transformer le malheur et le moteur pour l’action. Une action radicale et pacifique. « Je repense souvent aux années passées à Alger, aux humiliations quotidiennes que j’y ai vécu comme tant d’autres.J’aurais pu, par désespoir, rejoindre les rangs du FIS pour y dénoncer l’arbitraire et me venger ainsi des vexations. Je n’ai pas choisi la violence. J’ai préféré le dialogue, la paix, la concertation et le débat (…) Le savoir et la conscience m’ont aidée à transformer la violence en moi en action pacifique et résolue contre la dictature des militaires et des nantis », écrit-elle encore. Ta lucidité, ta maturité, tes coups de gueule, ton radicalisme, ton humanité, ton rire et ton incroyable énergie nous manquent déjà atrocement Hamida. Cette énergie, cette capacité de révolte permanente et cette incapacité totale à haïr, cette détermination à ne jamais baisser les bras, personne ne les aura explicité aussi bien que toi. « Si mon obstination à vivre fait peur, c’est que résolument j’ai choisi d’être une combattante, pas une victime ».
Hamida nous a quitté le 29 octobre 2009. Voici le texte de la contribution qu’elle à fait parvenir au dernier Congrès du parti.
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