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CONSEIL NATIONAL- SESSION MARS 2004 A l’issue des débats du conseil national du Front des Forces Socialistes, réuni en session extraordinaire les 04 & 05 mars 2004, il a été adopté une déclaration politique dont voici le contenu. ... Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à un boycott massif et actif du scrutin du 8 avril 2004 pour faire échec à la politique d’asservissement du peuple algérien. ... DECLARATION En dépit du manque d’intérêt et de la désaffection totale de la population à l’égard du processus de consolidation de la dictature par la relégitimation des institutions préfabriquées, le pouvoir s’entête à organiser une énième mascarade électorale dans un climat de confusion et de terreur. Malgré le matraquage médiatique, les maquillages pluralistes et les fausses promesses électoralistes, le scrutin ne mobilise que le pouvoir, ses clientèles et les réseaux mafieux. L’échéance du 8 avril 2004 est discrédité et décrédibilisé par l’exclusion de l’opposition réelle, la mise au pas de l’administration, le monopole exercé sur toutes les institutions de l’Etat, la dilapidation des biens publics, le harcèlement exercé sur la presse privée, la fermeture du champ politique et le maintien de l’état d’urgence. En configurant une façade pluraliste, le pouvoir a choisi des candidats triés sur le volet dans le seul but de cautionner cette énième mascarade électorale. Il vise à imposer, une nouvelle fois, un chef d’Etat, recomposer le champ politique par le mensonge et la manipulation pour fabriquer une opposition factice et réaliser les pôles politiques conçus et programmées par les laboratoires. Devant les menaces qui pèsent sur la société algérienne, le FFS réaffirme que seule une solution politique globale, pacifique et démocratique est à même de réaliser la rupture radicale avec le système et rendre visible l’avènement de la Deuxième république démocratique et sociale. Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à une mobilisation pacifique pour l’élection d’une Assemblée nationale constituante : seule et unique voie pour restituer au peuple algérien son droit à l’autodétermination. Le FFS s’insurge contre les propos insidieux du Président du Conseil constitutionnel qui a outrepassé ses prérogatives en s’érigeant en donneur de leçons de patriotisme. La compétence et l’honneur d’un ex-juge de la cour de La Haye devraient imposer un rappel à l’ordre au chef du gouvernement dés la signature du protocole de la honte. Le FFS appelle ses militants et ses élus à se mobiliser pour élargir et consolider la dissidence citoyenne pacifique. Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à un boycott massif et actif du scrutin du 8 avril 2004 pour faire échec à la politique d’asservissement du peuple algérien. Le Conseil national Dans la même rubrique : Le conseil national du Front des Forces Socialistes, inscrit ses espérances, ses ambitions et son action dans une perspective de changement radical et pacifique. Le FFS réaffirme sa solidarité avec les forces sociales et les personnalités politiques autonomes qui partagent cette vision et les assure de sa disponibilité pour réfléchir et agir ensemble pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique. Le FFS donne à son combat pour les droits et les libertés une dimension et une portée nationale mais aussi maghrébine. L’esprit de la déclaration de Tanger du 27 avril 1958 est d’actualité. Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément, la réduction des tensions est un impératif pour l’avenir de nos enfants. L’urgence et la priorité sont l’ouverture des frontières. L’ambition et l’objectif sont la construction démocratique d’un ensemble maghrébin ; espace indispensable à la stabilité de la méditerranée.
Le pays traverse une situation particulièrement dangereuse. Les indices d’une explosion politique et sociale à grande échelle sont visibles. Les Algériens ne trouvent de possibilités d’écoute et d’expression de leurs ras le bol et leur désarroi que dans la défiance électorale et la révolte. Au lieu d’une écoute responsable de tant de révoltes et d’alertes populaires, le pouvoir continue de pratiquer la politique de la peur et de l’insécurité, du chantage et de la corruption.
A l’épreuve des faits, au regard du bilan, il faut pour le moins, faire preuve d’une profonde naïveté politique pour croire à l’existence d’un parlement algérien ; pour croire à la capacité d’intervention de l’APN dans la vie nationale ; pour parler d’élections crédibles. La vérité est ailleurs, le changement est possible. Tout est figé en haut mais tout bouge en bas. Nous ferons le chemin avec ceux d’en bas pour construire un projet politique démocratique pour imposer une alternative démocratique et sociale.
« Seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. » « Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes. »
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