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CONSEIL NATIONAL EXTRAORDINAIRE - SESSION DE FEVRIER 2004 La Résolution du Conseil ... " Le FFS qui ne récuse pas les questionnements de fond, milite pour de vrais diagnostics et des remèdes efficaces. Il maintient que la négation du « droit d’avoir des droits » fut et reste l’élément fondamental de la fausse république. Elle est la cause originelle d’un cancer qui, après avoir rongé les institutions, est en train de s’attaquer aux valeurs qui cimentent notre société. " .... Près d’un demi siècle après sa victoire sur les forces du colonialisme français, le peuple Algérien continue de subir le diktat et la violence des clans militaro-policiers qui ont, dés l’indépendance imposé un système de gouvernance fondé sur la terreur, les coups de force, la gabegie et la corruption. Douze années, après l’interruption manu militari, du processus de démocratisation initié sous la pression de la révolte des jeunes en octobre 1988. En dépit de l’échec avéré de sa démarche, et malgré les mises en gardes des forces démocratiques représentatives quant aux risques de dislocation de la nation et de décomposition totale de l’Etat, le pouvoir a convoqué le corps électoral pour le 08 avril et s’apprête à organiser un énième scrutin présidentiel dans un contexte de confusion et d’impasse politique. Aucun cadre de revendication de droits et de liberté n’est épargné par le coups de forces. Un véritable processus de gangstérisme politico-mafieux est mené pour détruire toutes les libertés démocratiques. L’incertitude et l’arbitraire touchent tous les domaines de la vie des citoyens. En face d’eux et contre eux il y a un discours et une culture de la violence qui sont inconciliables avec le suffrage universel. Le conseil national du Front des Forces Socialistes considère qu’il est politiquement irresponsable et moralement indécent de s’entêter à maintenir un scrutin qui ne mobilise que les cercles du pouvoir, les milieux mafieux et tous les bénéficiaires de la rente pétrolière. Le Front des Forces socialistes, fort de son ancrage dans les milieux populaires, est convaincu que les citoyens manifestent une indifférence totale à l’égard de ce scrutin, et sait que des pans entiers de la population couvent une colère qui risque de provoquer à tout moment des déflagrations ravageuses. Le FFS qui ne récuse pas les questionnements de fond, milite pour de vrais diagnostics et des remèdes efficaces. Il maintient que la négation du « droit d’avoir des droits » fut et reste l’élément fondamental de la fausse république. Elle est la cause originelle d’un cancer qui, après avoir rongé les institutions, est en train de s’attaquer aux valeurs qui cimentent notre société. Au moment où les Algériens s’attendent à la prise en charge de leurs aspirations démocratiques, le pouvoir s’emploie à multiplier les facteurs de la confrontation fratricide en réactivant tous les archaïsmes et les extrémismes destructeurs. Le dialogue avec l’Aarouchs et l’accord conclu pour la destitution des élus du FFS en est la parfaite illustration. Pour le FFS, la crise de Kabylie est inséparable de la crise nationale. Car la nation algérienne dans son écrasante majorité et à travers toutes les régions du territoire national, souffre au quotidien, directement ou par communion fraternelle des mêmes exactions, abus et Hogra. Convaincu que seule une solution globale politique et démocratique est à même de sortir le pays de la crise. Le Front des Forces Socialistes interpelle les décideurs sur les risques d’un embrasement généralisé et incontrôlable : Reporter le scrutin c’est éviter le chaos et impulser une dynamique de changement à même de redonner l’espoir aux populations. Le FFS considère que l’urgence est d’engager le pays sur la voie de la construction démocratique de l’Etat et de la société. Il s’agit de réunir les conditions nécessaires à l’amorce d’un processus politique pour une transition démocratique. Le report de l’élection présidentielle et son couplage avec l’élection d’une assemblée constituante ouvrira de nouvelles perspectives de paix et de démocratie pour notre pays. Cette perspective fondée sur la restitution au peuple de son droit à l’autodétermination sera le pilier essentiel pour l’avènement de la deuxième république. Le FFS appelle l’ensemble des Algériennes et des Algériens à se mobiliser pacifiquement pour imposer une solution politique à la crise. Dans la même rubrique : Le conseil national du Front des Forces Socialistes, inscrit ses espérances, ses ambitions et son action dans une perspective de changement radical et pacifique. Le FFS réaffirme sa solidarité avec les forces sociales et les personnalités politiques autonomes qui partagent cette vision et les assure de sa disponibilité pour réfléchir et agir ensemble pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique. Le FFS donne à son combat pour les droits et les libertés une dimension et une portée nationale mais aussi maghrébine. L’esprit de la déclaration de Tanger du 27 avril 1958 est d’actualité. Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément, la réduction des tensions est un impératif pour l’avenir de nos enfants. L’urgence et la priorité sont l’ouverture des frontières. L’ambition et l’objectif sont la construction démocratique d’un ensemble maghrébin ; espace indispensable à la stabilité de la méditerranée.
Le pays traverse une situation particulièrement dangereuse. Les indices d’une explosion politique et sociale à grande échelle sont visibles. Les Algériens ne trouvent de possibilités d’écoute et d’expression de leurs ras le bol et leur désarroi que dans la défiance électorale et la révolte. Au lieu d’une écoute responsable de tant de révoltes et d’alertes populaires, le pouvoir continue de pratiquer la politique de la peur et de l’insécurité, du chantage et de la corruption.
A l’épreuve des faits, au regard du bilan, il faut pour le moins, faire preuve d’une profonde naïveté politique pour croire à l’existence d’un parlement algérien ; pour croire à la capacité d’intervention de l’APN dans la vie nationale ; pour parler d’élections crédibles. La vérité est ailleurs, le changement est possible. Tout est figé en haut mais tout bouge en bas. Nous ferons le chemin avec ceux d’en bas pour construire un projet politique démocratique pour imposer une alternative démocratique et sociale.
« Seule la restitution de l’intégralité des droits aux algériennes et aux algériens dans un cadre démocratique et sous le contrôle d’une justice indépendante, pilier de l’Etat de droit, est à même de réunir les conditions du retour à la paix et à l’avènement d’une république démocratique. » « Le Front des Forces Socialistes, reste engagé et s’associe à toutes les initiatives visant à défendre et à élargir les espaces de la contestation démocratique aux cotés de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux autonomes. »
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