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CONSEIL DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE - ROME 20 & 21 JANVIER 2003 Discours de Hocine Ait Ahmed ... Notre Internationale Socialiste est suffisamment riche de son pluralisme de fait pour se hisser à hauteur des exigences de l’heure et faire entendre un puissant appel : Chères amies, Défendre la démocratie dans le monde entier est un principe fondateur de notre internationale socialiste. S’il n’avait tenu qu’à la charge de progrès, de respect des Droits de l’Homme et des libertés contenus dans les principes fondateurs de notre organisation politique il y a longtemps que le monde offrirait un spectacle autrement plus rassurant que celui que nous avons sous les yeux. En ces journées cruciales où se joue, non loin d’ici, en plusieurs points autour de cette Méditerranée dont Rome sera toujours - d’une manière ou d’une autre - le cœur palpitant ; En ces journées cruciales où se joue l’avenir de la Paix et de la Sécurité internationales il est juste de rappeler quels sont nos principes fondateurs. Il est également juste de rappeler que nous ne sommes pas seuls au monde. D’autres que nous, encouragés par la puissance économique et militaire ou par le nombre ou encore par la force de leur détermination - bonne ou mauvaise - règnent sur le monde ou influent sur son devenir de manière significative. Ces deux rappels, celui de nos principes fondateurs et celui de l’existence de forces qui de diverses manières contrarient ces principes de Démocratie, de Libertés et de Paix dans le monde n’ont pas pour but de nous auréoler d’une “ légitimité démocratique ” par contraste. Entendons-nous bien : Ce que nous pouvons faire.
Dans la diversité de nos conditions objectives : Partir au gouvernement ou dans l’Opposition et malgré toutes les nuances qui traversent une assemblée aussi culturellement plurielle que la notre un certain nombres de critères doivent nous permettre d’éviter l’enlisement dans les situations particulières et nous hisser à la hauteur des ambitions internationales qui doivent être - collectivement - les nôtres. Ces critères que le camarade Elio Di Ruppo a fort judicieusement souligné à notre réunion de Lisbonne offrent assez de souplesse pour inclure toutes nos différences mais sont déterminés avec suffisamment de rigueur pour baliser notre action commune. Cette démarche constructive faite de souplesse inclusive et de rigueur déterminante sont le socle véritable d’une politique internationale pour qui l’universalité des principes de justice, de paix et de respect des Droits de l’Homme ne seraient pas une rhétorique vaine. Nous voici - en ces moments précieux entre tous - où partant à travers le monde les voix de centaines de milliers d’hommes et de femmes se font entendre pour clamer haut et fort la nécessité de défendre la paix, nous voici donc fortement confortés dans nos principes fondamentaux. Les forces de progrès, de justice et de paix que certains ont cru totalement défaites par le cynisme marchand, le terrorisme et les logiques expansionnistes relèvent la tête, se défont du poids des replis frileux et des logiques primaires de vendettas pour exiger un monde à la mesure de ses plus belles promesses. Notre Internationale Socialiste est suffisamment riche de son pluralisme de fait pour se hisser à hauteur des exigences de l’heure et faire entendre un puissant appel Contre la guerre en Irak. Pour une conférence Internationale pour la Paix au Moyen-orient. Au moment où des O.N.G, des artistes, des intellectuels et de simples citoyens font de leurs convictions singulières une force de contestation collective, il est de notre DEVOIR de hisser la voix de notre Internationale Socialiste au niveau de ses principes fondateurs. Nul, et en particulier les jeunes dans nos rangs ou plus largement dans notre mouvance, ne nous pardonnera de céder sous le poids des pressions particulières et de rater ce rendez-vous possible avec l’Histoire. Une prise de position ferme, à la fois courageuse et généreuse, sur ces deux questions centrales à l’ordre du jour de la Politique Internationale, outre qu’elle ne fera que répondre à ce qu’exigent de nous nos principes fondamentaux, donnera une impulsion nouvelle à tous ceux que l’unilatéralisme belliqueux, le terrorisme et toutes les formes de dictature révoltent mais qui n’arrivent plus à voir de forces politiques crédibles dans lesquelles ils pourraient se retrouver. Osons donc Etre Nous-MEMES. Si, à partir de Rome, si chère à mon cœur d’algérien, nous arrivons à faire partir un puissant signal en faveur de l’espoir par le rappel concret de notre engagement en faveur de la Paix, du dialogue fondé sur le respect mutuel, le sens de la justice et la foi en l’avenir commun de l’Humanité. Si à partir de Rome, un tel signal était envoyé sur ces deux points brûlants du globe - l’Irak et le conflit israëlo-palestinien - les retombées en seraient véritablement universelles. Non seulement parce que ces deux points chauds du globe posent des questions essentielles à l’Humanité : Mais aussi parce que le courage qui s’exprimerait à travers une prise de position juste sur ces deux questions redynamiserait tout ce qui a jusqu’ici été tétanisé par nos petites lâchetés. Soyons donc nous-mêmes, Soyons courageux et nous libérerons d’autres courages et d’autres énergies dans ce camp de la Paix et du Dialogue que les va-t-en-guerre et les adeptes de tous les extrémismes ont cru définitivement défait. Je vous remercie. Hocine Aït Ahmed Dans la même rubrique : " Le système innove en légalisant ce qu’il a toujours fait et ce qui lui a permis de durer : il décrète et légifère l’oubli et l’impunité. Il légifère le refus de ce qui constitue précisément l’histoire d’un peuple : la mémoire. Il paraît que nous devons circuler, qu’il n’y a plus rien à voir : ni Mécili, ni Boudiaf, ni Mahiou, ni personne. Il n’y a plus rien à voir et surtout pas 200 000 morts et 15 000 disparus. Que faire alors de nos yeux, de cette mémoire qu’on prétend nous dénier ? VOIR et SE SOUVENIR précisément."
Le Mercredi 21 septembre 2005 à 15h00, Hocine AIT AHMED, a animé une conférence de presse au niveau du Centre d’Accueil de la Presse Etrangère à Paris. " J’appelle les Algériennes et les Algériens à refuser le diktat et l’instauration d’un pouvoir présidentiel absolu consacré par cette charte en boycottant activement le référendum du 29 septembre 2005 ".
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