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12/12/2003
Allocution du porte parole dans une Conférence sur les droits de l’homme au CIP

Célébration du 55e anniversaire Proclamation de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.
  
Honorables invités
Chers amis, chers camarades,
 
D’abord je tiens, au nom de la famille militante du Front des Forces Socialistes à vous remercier sincèrement d’avoir répondu aussi spontanément à notre invitation. Pour le FFS, la politique n’a de sens que si elle place la dignité, le bien-être et l’épanouissement de la personne humaine au cœur du programme et comme objectif de tout projet.
Quand notre parti a lancé l’expression fort significative – Pour une Algérie libre et heureuse - ; ce n’était ni un slogan conjoncturel ni une profession de foi sans lendemain, c’était d’abord une conviction politique dont l’objectif stratégique est de mettre le peuple algérien au diapason des exigences de notre temps en matière de droits de l’homme sans toutefois renier les spécificités authentiques de notre société et ses fondements identitaires.
Le Front des Forces Socialistes dont les fondements démocratiques ne sont ni reniables, ni discutables ou encore moins objet de marchandages politiciens ne peut être taxé comme produit des labos façonné après octobre 1988, mais plutôt comme le fer de lance des conquêtes démocratiques du peuple algérien depuis son indépendance territoriale.
De par son cheminement historique, son intransigeance sur les principes démocratiques, le FFS a toujours représenté l’opposition à neutraliser pour les tenants du pouvoir unique. Des générations de militants, de cadres et de sympathisants ont eu à subir les affres de la répression.
Exclus, emprisonnés, assassinés, nos militants de 1963 à nos jours n’ont jamais abdiqué et n’abdiqueront jamais quand il s’agit de défendre les droits de la personne humaine tant en Algérie qu’à travers le monde.
 
Chers amis, chers camarades, honorable assistance.
Les droits de l’homme sont universellement définis tels que transcris et enregistrés dans la déclaration universelle : Ils ne sont ni réductibles, ni divisibles, ni encore moins adaptables aux conjonctures politiques ou aux humeurs des décideurs.
Les puissances étrangères, partenaires de notre pays invoquent souvent la Raison d’Etat pour justifier leur inaction et indifférence face aux violations massives que subit le peuple dans ses droits les plus élémentaires, nous leurs signifions ceci :
· Vous avez une dette vis-à-vis des peuples que vous avez colonisé et vous êtes co-responsables des retards qu’ils accumulent, même en matière des droits de l’homme.
· La raison d’Etat que vous invoquez est irrecevable, il s’agit surtout de la raison économique.
· Il ne peut y avoir de droits de l’homme à deux vitesses ou à deux collèges.
 
Dans certains cas, des cercles en France participent même à occulter ou à bloquer des dossiers politiques encombrants tels l’assassinat de feu camarade Ali Mecili pour couvrir voire absoudre les sbires de la police politique d’un crime qui aurait ébranlé l’opinion publique tant en France qu‘en Algérie et aurait à coup sûr éclaboussé certains milieux dans les services de police, de la justice et mêmes des hommes politiques.
Parlant de ce cas et du peu d’empressement de l’Etat français à établir la vérité, Hocine Ait Ahmed a utilisé une formule significative sous le titre « De l’art policier de ne pas rechercher les coupables ».
 
Mesdames, messieurs, honorables invités
Les citoyens (nes) algériens, de tout âge, qui ont résisté dans la clandestinité, provoqué et participé au printemps berbère, aux événements d’Oran, de Constantine croyaient que l’heure du recouvrement des libertés citoyennes enfin arrivée après la grande révolte de la jeunesse d’octobre 88 mais leur enchantement ne sera que de courte durée, leurs espoirs seront vite déçus. En effet, a multiplication des atteintes aux droits de l’homme dans notre pays, la réduction et la remise en cause des espaces de libertés est une illustration est une illustration flagrante des intentions inavouées des tenants du système ; car à notre sens, même sans le péril intégriste et le fallacieux prétexte de menace sur les institutions de la république, on aurait inventé d’autres motifs pour freiner le processus d’émancipation de la société. 
 
Chers camarades, chers amis, Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
La promulgation de l’Etat de siège en juin 1991, puis l’Etat d’urgence en janvier 1992 représentent les deux pièces maîtresses traduisant la détermination du pouvoir à verrouiller la lucarne démocratique ouverte en 1989. 
Nous ne le répéterons jamais assez que les droits de l’homme sont indissociables et nul ne peut les fractionner. Quand le pouvoir invoque le droit à la vie pour justifier la politique du tout sécuritaire et mobiliser une partie des victimes de la tragédie contre une autre partie de la population, nous lui répondons qu’il s’agit d’une mauvaise stratégie, d’une politique infernale de l’entretien de la violence.
 
Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
Nous condamnons tous les actes terroristes, tous les dépassements, tous les extrémismes et nous sommes de ceux qui persistent à préconiser une solution politique globale et pacifique qui ne doit ni absoudre les assassins, ni oublier les milliers de disparus dont les familles ont aussi un droit, celui d’accéder à la vérité.
Dans cette tragédie, la responsabilité du pouvoir est d’abord politique, il doit assumer les conséquences et il est tenu de contribuer et de participer à la dissipation de toutes les zones d’ombre qui caractérisent les dossiers en suspens. Lorsque nous avions lancé l’idée de réconciliation nationale, pour nous, elle devait couronner un long processus de rétablissement de la paix et de restauration de la légitimité populaire. L’amnistie ne devait en aucun cas être réduite à une absolution des auteurs des crimes, sans le pardon et le consentement de toutes les parties touchées par la tragédie nationale.
 
Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
Les déceptions et les frustrations que ressentent les algériennes et les algériens ne cessent de s’amplifier de jour en jour, face à l’incompétence et l’incurie qui règnent dans le sérail. Cet état de fait porte en lui les ingrédients d’une explosion sociale qui peut menacer les fondements de la nation et l’existence de l’Algérie en tant qu’Etat.
Le système gangrené ne maîtrise que les instruments et les outils du mépris et de la répression pour étouffer toute tentatives de la société de s’émanciper. Quand un chef du gouvernement refuse le dialogue avec une corporation vitale sous prétexte que leur cadre d’organisation n’est pas légal, car n’étant pas agrée.
Quand le même chef du gouvernement, quelques jours plus tard, va jusqu’à supplier un groupe de faux délégués non représentatifs pour négocier au sujet de la crise en Kabylie. Cela signifie clairement que notre gouvernement n’est ni cohérent, ni démocratique, il fonctionne au gré des rapports de force entre clans.
Quand les enseignants du cycle secondaire ont manifesté leur désarroi en mobilisant tous les établissements, un gouvernement soucieux de l’avenir des jeunes aurait ouvert un dialogue et des négociations pour débloquer la situation.
Dans ce conflit, le FFS réitère que le gouvernement est coupable d’une double atteinte aux droits de l’homme.
 
· En refusant aux enseignants de s’organiser en syndicat autonome.
· En provoquant le spectre de l’année blanche qui représente une atteinte aux droits de nos enfants à suivre une scolarité sans turbulences.
 
Le FFS insiste sur les vertus du dialogue, condamne toutes les mesures répressives et exige une levée immédiate de toutes les sanctions injustes prises à l’encontre des enseignants.
 
Chers camarades, chers amis, Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
La presse privée algérienne est victime d’une cabale judiciaire depuis quelques mois, dans un premier temps sous le fallacieux prétexte de dettes non honorées vis-à-vis des imprimeries puis par des procès en diffamation intentés par des dignitaires du régime.
Cette situation porte en elle une double atteinte aux droits de l’homme.
 
· Empêchement des journalistes d’exercer librement leur métier.
· Empêchement des citoyens d’accéder à une information crédible et plurielle.
 
Le FFS s’élève et condamne ce double déni du droit, soutien la corporation de la presse, support indispensable et incontournable pour une réelle expression démocratique.
 
Chers camarades,
L’histoire de notre pays est jalonnée de hauts faits d’arme et de grands sacrifices consentis par les Algériens (nes). Or il se trouve qu’à l’orée du 3e millénaire le statut de la femme algérienne est soumis à des marchandages politiques et idéologiques d’un autre âge alors que nos mères et sœurs ont montré par leur courage, leur dévouement et leurs compétences, qu’elles peuvent se placer au niveau de toutes les exigences des temps modernes. Dans ce cadre le FFS exige :
 
· Le retrait et l’abrogation du code de la famille dans sa mouture actuelle et son remplacement par un autre texte législatif en phase avec l’option progressiste de nos valeurs identitaires.
· La levée des tabous et une assistance effective des femmes victimes de marginalisation et d’exclusion( Mères célibataires, femmes divorcées, exclues du domicile conjugal, femmes battues…)
· Le renforcement du droit de la jeune fille et de la femme en milieu rural, à l’éducation ; par l’introduction d’aides financières aux familles contraintes par la misère à sacrifier l’éducation des jeunes filles.
 
Chers camarades, chers amis, Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
Durant ces dernières années, des maladies et des épidémies qu’on croyait éradiquées ont réapparu dans notre pays au moment où le pays affiche une santé financière jamais égalée.
Devant cette catastrophe, le FFS interpelle les pouvoirs publics pour assurer :
 
· Une réhabilitation du système de santé publique comme pierre angulaire du système national de santé et ce afin de garantir aux citoyens algériens le droit d’accès aux soins et à la prévention.
· La levée des tabous sur certaines maladies cachées comme le Sida, Pathologie mentale, Suicide…
 
Chers camarades, chers amis, Mesdames, Messieurs, Honorables Invités.
Le Front des Forces Socialistes qui a eu à résister face aux provocations, intimidations et répressions ne peut baisser les bras, encore moins fermer les yeux devant les atteintes et violations des droits de l’homme. Pour nous, la formule « Le droit d’avoir des droits » n’est pas un slogan creux, c’est un combat de tous les jours et en tout lieu.


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Contribution politique du premier secrétaire national du FFS à la session ordinaire du conseil national, tenu à Alger les 25 & 26 Décembre 2008.

« Le pays se trouve dans une situation dangereuse, face à ces crises sur lesquelles il n’a pas de prise et ne peut que subir. »

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Nous disons à ce régime NON à titre individuel

Non à titre collectif. "

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 Karim TABBOU : « le système continue de gérer le pays par la ruse, la corruption et l’octroi »

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Le Front des Forces Socialistes se réjouit de cette nouvelle et tient à saluer le courage et l’integrité morale du Juge.

Mais dans cette affaire, les intrusions des pouvoirs, au nom de la raison d’Etat, ont systématiquement œuvré contre la manifestation de la vérité. C’est cette expérience du déni de justice qui fait craindre que des pressions puissent s’exercer en vue de retarder ou de bloquer la procédure entamée.

Le FFS suivra avec attention les suites qui seront données à cette affaire et espére que la logique du droit l’emportera sur la raison d’Etat et la déraison des contrats qui, dans tous les cas, demeurent des arguments innacceptables.

Alger, le 16 août 2008

Ahmed BETATACHE

Premier secrétaire par intérim

  07/08/2008
 Répression à Alger contre des manifestants venus soutenir le mouvement des professeurs vacataires

Le Front des Forces Socialistes condamne énergiquement la répression qui s’est abattue aujourd’hui encore sur les manifestants venus en soutien au mouvement des professeurs vacataires.

Comme de coutume, le bâton a pris le pas sur le dialogue et la concertation. Nul ne fut épargné, ni les syndicalistes ni les journalistes ni les membres d’organisations venus participer au sit in pacifique prévu devant la présidence.

La brutalité de cette répression n’a d’égal que le mépris et l’injustice par lesquels les dirigeants de notre pays ont l’habitude de traiter les algériennes et les Algériens. Des dirigeants qui laissent mourir des citoyens tel le gréviste de la faim décédé à Skikda et qui devraient méditer cet adage qui dit que tout pouvoir excessif meurt par son excès même.

Le FFS réitère son ferme soutien aux professeurs vacataires, à l’ensemble des mouvements sociaux en lutte et aux Algériennes et Algériens en butte à un pouvoir injuste, violent et illégitime. Le FFS continuera a être auprès de ceux qui aspirent et luttent pour la liberté et la dignité, pour la justice sociale et la démocratie.

Hakim ADDAD

Secrétaire national chargé des mouvements sociaux

  25/07/2008
 Arrestation du directeur de la section algérienne d’Amnesty International

COMMUNIQUE URGENT

Le FFS a appris par le biais de ses militants que M. MEHIEDINE BACHIR, directeur de la section algérienne d’Amnesty international a été arrêté ce matin à 9H00 dans la commune de BOUDOUAOU. Il serait actuellement en détention dans la brigade de gendarmerie de cette localité.

Cette arrestation qui intervient quelques jours après la publication du dernier rapport annuel d’Amnesty international, illustre la nature brutale et violente du système politique Algérien. Il ne tolère aucune critique, n’accepte aucun regard et n’autorise aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles.

Il se permet même de défier le droit de contrôle sur les atteintes graves sur les libertés individuelles et collectives. Cette arrestation est une défiance de plus à l’égard de la communauté internationale et à l’égard des normes universelles des droits de l’Homme.

Le FFS dénonce cette arrestation, exige sa libération immédiate et inconditionnelle et appelle les militants des droits de l’homme à se mobiliser pour combattre ces méthodes violentes et irresponsables.

Mobilisé aux cotés des militants et des organisations autonomes des droits de l’homme, le FFS se solidarise avec les animateurs d’Amnesty International et les assure de son total soutien.

Le premier secrétaire

KARIM TABBOU

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