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![]() AIT AHMED au Conseil National : "Nous ne sommes ni otages, ni complices de la normalisation à l’Algérienne" "Notre décision de non participation au scrutin annoncé signifie clairement que nous avons choisi notre camp : dans la société, dans son avenir et dans son devenir." "Une fois encore, le FFS est le parti qui incarne la résistance pacifique à la normalisation et à porter l’ESPOIR DEMOCRATIQUE et l’ambition d’une Algérie libre, heureuse et stable. Certains, par légèreté peut être, verront dans cette différence un oppositionisme chronique, quand d’autres reconnaîtront là notre marque de fabrique : fidélité à nos principes fondateurs et lucidité dans l’exercice quotidien de la politique. Esprit d’ouverture, de proposition, de négociation et de contrat. Et toujours cette faculté à garder le cap et la raison dans les situations confuses et d’urgences." "Notre pays a besoin de stabilité. Notre société a besoin de démocratie. Notre système a besoin de crédibilité. Notre pouvoir a besoin de garde fous et de contre pouvoirs. Ce sont ces constantes nationales là qui nous manquent." Message de Hocine Ait-Ahmed
La régularité de nos échanges, la franchise de nos rapports et notre mutuel respect des prérogatives de chacun, me permettent et m’incitent à entrer d’emblée dans le vif de sujet : "Nous ne sommes ni otages, ni complices de la normalisation à l’Algérienne". C’est consigné dans la résolution politique de votre session extraordinaire du 9 mars dernier, et force est d’admettre en conscience que cela est vrai et conforme à la réalité. Mais je me permettrai également de pénétrer dans le cœur du problème : "Sommes nous dans la configuration d’être l’instrument de l’alternative démocratique et sociale ?" "Avons nous réalisé le mandat et l’objectif d’ouverture sur la société que nous a confié notre 3e Congrès ?" "Avons nous étalonné et réglé nos instruments de navigation pour parvenir à ce cap-objectif avec rigueur, méthode et ordonnancement ?" Voici un positionnement précis et un questionnement tout aussi précis qui nous permettent, comme pour toute œuvre de construction, d’ouvrir un chantier et d’agencer ses étapes de réalisation. En fait, il s’agit de conjuguer au possible et au mieux entre l’effort et la réflexion, entre la nécessaire dynamique et la non moins nécessaire halte pour l’évaluation et les réajustements de notre action. Je voudrai contribuer à situer le chantier que nous allons ouvrir, décrire les contextes dans lesquels nous évoluons et tenter, avec vous, de faire des propositions d’organisation et de maîtrise du débat. Situer le chantier. Nos statuts codifient et fixent l’agenda de nos échéances internes. Il s’agit aujourd’hui de s’y conformer dans la lettre et dans l’esprit. Peut être plus dans l’esprit que dans la lettre parce que l’environnement institutionnel, officiel et officieux, dans lequel évolue notre pays nous y contraint. Il nous oblige par ses multiples manoeuvres, intrigues et agressions à être sans cesse vigilants pour sauver l’essentiel de notre âme : - la cohérence et la constance de notre ligne politique. - l’autonomie de notre réflexion et de notre décision. - la fidélité et le non renoncement à nos idéaux fondateurs et fondamentaux, qu’on ne saurait brader dans le dédale des conjonctures de tension, dans les méandres des calculs électoraux ou dans les diktats de l’action instantanée et sans lendemain. Nos statuts, faut-il le rappeler, ont été conçus pour rendre opérable notre ouverture sur la société et opérants les apports des segments de cette dernière sur nous, dans une dialectique mutuellement nourricière. Cette lecture des statuts et cette culture du sens de responsabilité nous amènent à privilégier le fond des choses sur leur forme. Comment fonctionner " NORMAL " dans un environnement qui n’est pas normal du tout. Surtout quand on a sans cesse à l’esprit que des snipers de toutes couleurs guettent la vie de nos cadres et la générosité de nos militants.
Notre décision de non participation au scrutin annoncé signifie clairement que nous avons choisi notre camp : dans la société, dans son avenir et dans son devenir.
Le temps finit toujours par avoir raison des rhétoriques mystificatrices et des slogans racoleurs. Il révèle la réalité pour ne pas dire la vérité des hommes et des institutions et situe chacun à sa place. Soit dans la volonté d’accompagner la société dans ses tentatives de démocratisation et dans sa quête d’émancipation sociale, soit dans les combats sans gloire dans les rings du pouvoir et dans l’écume des jours. Mais rien ne dit, au contraire, que le suffrage universel conquis de haute lutte par la résistance des Algériennes et Algériens ne sortira jamais de la préhistoire coloniale et post-stalinienne.
Au plan international, les institutions nées de la seconde guerre mondiale sont aujourd’hui perverties et reconverties, de fait, en un nouvel ordre pan-étatique ; par le poids du surnombre des dictatures du Sud, combinées aux connivences stratégiques ou aux bricolages tactiques de certaines démocraties du Nord. Tout semble se passer comme si la guerre froide refaisait surface aujourd’hui en douceur ; qui avait traumatisé l’humanité et surtout poussé au paroxysme les dérives autoritaires de la décolonisation. Ironie du sort ou triste inversion de l’Histoire : dans leur majorité, les pouvoirs despotiques du Tiers Monde, idéologiquement de gauche ou de droite, ont trahi les rêves, les espoirs et les acquis de la Conférence de Bandung. Du coup, ils excluaient leurs peuples de cette dynamique de démocratisation, de protection et de développement qui était en voie d’universalisation. Nous devons nous atteler à revisiter l’esprit de Bandung, à recenser les O.N.G. partenaires crédibles, à conceptualiser et faire émerger une société civile internationale, dont l’absence, en tant que garde fou et contrepouvoir politico-médiatique, a ouvert la voie, au début du 21e siècle, aux prolongements des vieux démons totalitaires du siècle précèdent ; ces irréductibles ennemis des idéaux fondateurs des Nations Unies. Et, ce faisant, fossoyeurs des promesses du Millénaire, ils sont en train de faire imploser le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, nouvelle instance, supposée alternative plus crédible à la Commission Internationale qui fut dissoute par l’ex-SG de l’ONU, au motif qu’elle était discréditée et qu’elle risquait de discréditer l’institution internationale-mère elle-même. Au plan maghrebin, l’UMA ne fonctionne même plus dans les règles minimales des procédures du protocole. Alors que pour nous, le Maghreb est non seulement un reste à réaliser de Novembre, mais il est aussi un objectif stratégique de co-développement. N’oublions jamais que si Novembre est né en Algérie, ses structures se sont installées durablement dans tout le Maghreb. Même les étrangers à cette région sont frappés par la continuité humaine, géographique et historique de cette entité à concrétiser. Au plan national, sans vouloir revenir sur les différentes impasses dans lesquelles se débat notre population, comment ne pas être indignés par cette propension à convoquer les indices macro économiques pour mieux masquer la détresse humaine et la pauvreté de notre société. En terme de développement humain, les institutions onusiennes placent notre pays derrière l’" autorité " palestinienne et dans d’autres domaines dans des positions affligeantes. Ceci malgré une aisance financière incontestable. Au niveau du parti. Une fois encore, le FFS est le parti qui incarne la résistance pacifique à la normalisation et à porter l’ESPOIR DEMOCRATIQUE et l’ambition d’une Algérie libre, heureuse et stable. Certains, par légèreté peut être, verront dans cette différence un oppositionisme chronique, quand d’autres reconnaîtront là notre marque de fabrique : fidélité à nos principes fondateurs et lucidité dans l’exercice quotidien de la politique. Esprit d’ouverture, de proposition, de négociation et de contrat. Et toujours cette faculté à garder le cap et la raison dans les situations confuses et d’urgences.
Cette nouvelle étape est porteuse de dangers et d’espoirs. A ce propos, les attaques que nous ne manquerons pas de subir de l’extérieur voire même de l’intérieur risquent de générer ou de remettre au goût du jour les réflexes et les moeurs d’enfermement qui aiguisent les tensions caractéristiques de la logique de vie en vase clos. Cependant, si les attaques répétées contre le FFS ont souvent fait que notre muscle soit devenu cerveau, il n’en demeure pas moins que nous avons toujours su, au contact de la population, puiser dans notre patrimoine les ressources qui nous permettent de tenir. Et mieux encore, de nous fortifier et d’avancer. Il s’agit d’assumer notre ouverture sur la société pour mobiliser ses ressources en matière d’expertise et de ferveur, à même de conduire un changement pour une sortie de crise de manière pacifique et ordonnée. Pour ce faire nous devons mettre en adéquation l’esprit FFS et ses institutions. Appuyer sur le côté positif et les qualités des gens plutôt que sur leurs travers. Tenter de faire cela, c’est déjà se mettre en disponibilité de donner le meilleur de soi même. Les frustrations, les haines ou les colères ne peuvent fonder à elles seules un chemin. Pour ne pas accompagner ce retour au stalinisme dans l’allégresse, il s’agit de faire preuve de tenue et de retenue. Nous devons déjouer les calculs en leur opposant une conviction. Nous devons nous prémunir des pratiques du mensonge et de la ruse en nous imposant une éthique. Quant aux jugements de valeurs qui tentent de nous ravir notre image de marque, il suffit de leur opposer notre bilan, tant moral que politique ; en terme de constance, de pertinence et de souci de stabilité pour notre parti et pour notre pays. Notre pays a besoin de stabilité. Notre société a besoin de démocratie. Notre système a besoin de crédibilité. Notre pouvoir a besoin de garde fous et de contre pouvoirs. Ce sont ces constantes nationales là qui nous manquent. Dans cet état d’esprit, je vous propose d’arrêter le calendrier de nos différentes assises. Tout en gardant à l’esprit la possibilité d’un réaménagement, au cas où des évènements survenaient sur la scène nationale. L’Audit national pourrait se tenir le dernier week-end du mois de juin prochain, et nous pourrions tenir la convention et notre 4e Congrès, les 4, 5 et 6 septembre 2007. En concertation avec le Premier secrétaire, je vous ferai des propositions de thématiques de débat et de modalités de préparation et d’organisation. Je vous alerte d’ores et déjà qu’une thématique essentielle au développement de notre parti, essentielle à la crédibilité de notre langage et de nos pratiques doit bénéficier de l’attention de chacun et de tous. Il s’agit de la représentation politique, sociale et organique de la femme dans les compartiments et les préoccupations de notre parti. Les arguments de pesanteurs sociales, de traditions sont, à mon sens, plus des alibis que des motifs. Il s’agit de réaménager nos mentalités et nos méthodes. Ce calendrier chargé et dense nécessite la remobilisation de toutes nos ressources et la disponibilité de tout un chacun. Par fidélité à notre pratique d’alternance, devant la nécessité d’un souffle nouveau, et conformément aux articles 8.4 et 8.5 du chapitre VIII des statuts du parti, je désigne le camarade Karim Tabbou, Premier secrétaire. Je lui souhaite bonne chance et bonne continuation dans sa capacité de travail et d’adaptation au travail d’équipe. Cette promotion d’un jeune militant est aussi un message à la jeunesse algérienne fatiguée de voir et revoir s’éterniser aux postes de responsabilité, des institutions et des partis des gérontocrates. D’évidence, globalement, la participation au politique et au social de cette catégorie de citoyens dans notre société est inversement proportionnelle à leur poids. Par contre, rappelons-nous : dans les moments répressifs, ce sont les jeunes qui ont apporté leur présence courageuse et désintéressée aux structures du parti. Au juste, a-t-on fait vraiment toujours l’effort de les retenir ? Les problèmes générationnels demeurent un défi pour décloisonner le FFS et faciliter davantage la formation et la circulation des cadres. Un dernier mot, Mesk El-khitam : j’ai le plaisir de rendre un hommage particulier à Da Ali Laskri, pour la façon intelligente, franche, cohérente et responsable dont il a conduit la gestion du parti. Sa modernité n’étonnerait que celles ou ceux qui ignorent son humanité profonde et une ouverture d’esprit forgé par son expérience du terrain politique et syndical. Militer, pour lui, doit toujours se conjuguer au présent et non au passé ou dans des effets d’annonce. En avant et au travail. Très chaleureusement vôtre, Hocine AIT AHMED
Dans la même rubrique : Contribution de Hocine AIT AHMED aux festivités commémoratives du cinquantennaire de la tenue de la conférence de Tanger. " Nos pays n’ont aucune chance de se développer séparément" "Dès lors, Nous ne pouvons être en reste au risque d’être réduits à des bantoustans balayés dans une mondialisation sauvage."
Message de Hocine AIT AHMED au Conseil national du FFS, réuni en session extraordinaire le Jeudi le 6 décembre 2OO7. " Nous avons conclu un pacte, un double pacte, dois je le rappeler : la République Démocratique et Sociale et l’Unité du Maghreb. C’est pour cela que nous n’avons pas le temps d’amuser les galeries officielles et périphériques en s’attardant sur l’écume des fausses échéances ou en amusant les galeries officielles et périphériques qui se pavanent dans les succès factices et éphémères, et dans la multiplication des effets d’annonce illusoires. "la composante humaine de tous nos échelons doit refléter l’esprit du FFS. Humilité, abnégation, résistance, détermination et une espérance chaque jour renouvelée."
Questions insolites de aux membres du Conseil National réunis en session ordinaire à Alger le 26 juillet 2007 « D’évidence, les gouvernements totalitaires comme le nôtre, ont le génie malfaisant d’ouvrir de profondes fosses communes pour y enterrer les faits et les évènements précis qui leur font toujours peur. Comme la destruction du GPRA par le groupe de Tlemcen. Condamner le passé comme s’il n’avait jamais existé. Mais le passé existe avec force et, quand il bégaie dans le présent, c’est qu’il refuse de passer vers l’avenir. » « La motivation qui pousse les décideurs à multiplier les gaffes et les empressements irresponsables est qu’ils réalisent qu’ils maîtrisent l’espace national et les " indigènes " mais pas le temps. L’impunité garantie par la corruption et l’esbroufe n’est pas éternelle. »
Message à la Conférence Nationale des Elus du FFS " Pour éviter tout contre-pouvoir, l’Etat centralisé et policier contrôle le parlement, la justice et la presse et empêche la société civile de s’organiser de façon indépendante. Il pourchasse tous les acteurs autonomes de la société et entrave par tous les moyens - les intimidations, les gardes à vue, jusqu’à l’assassinat de militants - l’action de l’opposition politique. Pour boucler le tout, il limite les prérogatives des élus locaux proches des populations, réduisant à néant l’autonomie administrative et financière des collectivités locales. » " Pour contenter ses partenaires occidentaux, cette dictature se drape d’une façade démocratique avec un parlement illégitime conçu par la fraude, et justifie ses violations des droits de l’homme par l’état d’urgence en vigueur, qui, dans les réalités quotidiennes est purement et simplement un Etat d’exception sans aucun garde fou légal ou temporel. Tout en modulant un sempiternel terrorisme résiduel à faire fantasmer les derniers quarts d’heure de l’innommable Roberte Lacoste, et tout aussi étrangement à les faire renaître de leurs cendres ; et ce, toujours aux "bons endroits" et aux "bons moments". "la nation algérienne a un besoin vital de respirer, de sortir de l’ombre, de l’isolement et d’une omerta généralisée pour dire non au règne du mensonge et des manipulations meurtrières et ainsi honorer la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur."
Contribution du Président du FFS, Mr Hocine Aït-Ahmed, à la Conférence nationale de l’Audit de construction du F.F.S, les 21 & 22 juin 2007 à Zéralda. " Une chose est indéniable, dans l’accumulation chaotique des campagnes de manipulations et de mensonges menées tambour battant par les autorités de fait et de force, le peuple algérien a, par son abstention massive exceptionnelle, signifié clairement, fortement et sans équivoque sa rupture avec le système de prédation culturelle, politique, électorale, économique et sociale. Au-delà du ras le bol, il a marqué son inébranlable volonté de reconquérir sa souveraineté et restituer aux citoyennes et citoyens leurs libertés d’expression, d’organisation et de participation à la gestion politique, culturelle, économique et sociale du pays. Il est de notre responsabilité de traduire ce message en programme politique efficace, cohérent et mobilisateur de l’ensemble des forces saines du pays, en vue d’une alternative démocratique et sociale radicale et pacifique." " Aussi devons-nous préparer nos structures pour concrétiser vraiment les options stratégiques d’ouverture vers la société recommandées par le 3e congrès et qui sont terriblement d’actualité." " Que notre belle jeunesse et nos si dignes femmes, exclus et expropriés de tout, s’arment de volonté politique et de non-violence : Pour qu’ensemble nous puissions construire cette Deuxième République."
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